jeudi 9 août 2012

Collection, Liturgie,


AVANT-PROPOS


A Son Excellence, Monseigneur, Claude Calmels-Beaulieux,
Archevêque-Primat 
de 
l’Eglise de Saint-Jean-le-Mystique.


D
AIGNEZ Votre Excellence, considérer avec quelque sentiment de bienveillance paternelle la présente collection, Liturgie, dont le seul but est de permettre à nos Fidèles et Clercs d’avoir sous la main, tant pour leur méditation quotidienne que pour leur dévote pratique, quelque outil qui leur pourra être une aide utile, autant qu’il se veut conforme à notre Sainte Doctrine et aux usages de l’Eglise que nous servons, notre Maison commune en Christ
Permettez que je présente ici, à Vous comme à ses futurs lecteurs et utilisateurs, ladite collection, prévenant au passage quant à son origine et sa composition.
L’Eglise de Saint-Jean-le-Mystique, quelquefois dite encore Eglise Mystique de Saint-Jean (de sa désignation primitive) est de cette communauté Vieille Catholique qui, tout en usant du Cérémonial Romain (ainsi l’Ordre Romain y est-il en usage, et ladite communauté est-elle Catholique et Apostolique) – car, tels sont et son héritage légitime, et sa vocation première – s’est distanciée de Rome, et donc du Vatican dont elle ne se reconnait pas vassale. Pour autant, pour l’Eglise de Saint-Jean-le-Mystique Vieille-Catholique (pour la qualifier plus complètement), il convient de le noter : prendre des distances ne signifie aucunement rejeter, encore moins se poser en adversaire ; certes, maintes positions sont différentes (dont, çà et là, l’Ordination des femmes) ; nonobstant, quant aux Cérémonies, notre appareil liturgique et sacramental est commun ; nos racines apostoliques de même.
Parce que nos « sources » sont identiques, les textes auxquels nous renvoyons dans notre pratique sont donc ceux de l’Ordre Romain ; sous la forme qu’il avait avant le Concile de Vatican II plus exactement (forme dite « Tridentine », ou Messe de Saint Pie V, aujourd’hui « Extraordinaire » du Rite Romain, avec les Rubriques afférentes). Cela étant, renvoyer à cette forme – traditionnelle de la Liturgie – ne doit aucunement laisser entendre que les formes autres (au nombre desquelles celle dite « Ordinaire » : Messe du Pape Paul VI) sont inintéressantes voire invalides (même si quelques-uns le prétendent ou l’affirment) ; c’est que, simplement, comme ses consœurs au sein du monde Vieux-Catholique, l’Eglise de Saint-Jean-le-Mystique Vieille-Catholique, en sa globalité comme en ses Missions locales, aura souhaité conserver le plus intact possible une architecture rituelle que nos prédécesseurs ont patiemment mûrie et élaborée : dès lors, garante de certaine unité nécessaire, de certaine pérennité souhaitable. Au reste, le Rite n’engage pas que l’Humain…
Toutefois, et parce que nos usages ne sont pas tous ceux de Rome (et, notre Eglise est notamment organisée différemment, avec un Clergé reposant uniquement sur des Archevêques-Primats, chacun responsable des Clercs et Fidèles qui relèvent de lui seul), quand même les textes de référence (dont les Rubriques, associées tant au Missel qu’au Bréviaire ou au Pontifical par exemple) sont pourtant ceux de Rome, il conviendra chaque fois qu’on recourra aux textes « législatifs » ou « régulateurs », qu’on n’oublie point l’époque et les circonstances dans lesquelles ce Corpus a été pensé et rédigé ; et si pour l’essentiel nous voulons demeurer fidèles à la Tradition ecclésiale telle qu’elle se manifeste dans l’Ordre Romain, il ne faut pas pour autant négliger l’évolution, tant de la Société humaine en général, que celle des pratiques : en un mot, en rien, et sous aucun prétexte, confondre attachement légitime à la Tradition et sclérose aveuglante d’un « traditionalisme » qui enferme et exclut. C’est dire que de ce Corpus commun, il faudra en maintes occasions, prendre le seul nécessaire, et qui est en adéquation avec les pratiques effectives de notre Sainte Eglise.    
Instaurare omnia in Christo : telle est la devise qui est nôtre, en la Mission Saint-Michel, et qui présidera à l’élaboration de chacun de nos ouvrages ; et telle est aussi notre pensée constante : qu’en définitive tout – le Monde – doit être établi ou réparé par le Christ. Et notre œuvre qui vous est ici modestement soumise, toute imparfaite et humble qu’elle est, nous la voulons un de ces moyens qui pourra permettre à quiconque aura ce désir-là de cheminer sûrement vers Celui où tout prend source et fin : le Fils coéternel avec le Père, en l’unité du Saint-Esprit : aux Trois en Un seul, gloire dans tous les siècles des siècles, amen.


Votre humble serviteur en Christ,
+ Père Paul Clément, Vicaire-Général pour le Nord, en la Mission Saint-Michel.



 Archevêché de Lorraine



Mon Très-Cher et Très-Révérend Père,

J
’APPLAUDIS à la pensée que vous avez eue d’offrir à notre Communauté une collection composée d’ouvrages propres tant à l’usage Ministériel qu’à la tâche Pastorale, à l’exemple du présent volume. Vous avez travaillé efficacement. Je prie Notre-Seigneur de bénir votre ouvrage, comme il a béni votre parole, et vous renouvelle, mon Très-Cher et Très-Révérend Père, l’assurance de mon affectueux dévouement.
J’ai jugé digne l’impression et l’utilisation de ce livre pour nos Fidèles et nos Clercs.

T. Uriel in Ecclesia, Archevêque Vieux-Catholique – hors Utrecht,
Nancy, le 29 octobre 2011


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