mardi 31 décembre 2013

mercredi 19 juin 2013

Eglise Mystique de Saint-Jean




Mgr Jean Sthal (1924-1994), fondateur de l' Eglise Mystique de Saint-Jean, de formation religieuse Cistercienne au Noviciat de l’Abbaye d’Hauterive (France)1946 1947. Ordonné prêtre par Monseigneur Roeder, Évêque de Beauvais, le 17 septembre 1950. Vie érémitique à la grotte de Colias (1959-1960),
Monseigneur Jean-Joseph Stahl ( 19 mars 1924 - + 02 mars 1994 ).
Evêque et Commandeur de l' Ordre de Notre Dame de la Gualupe
Maître spirituel de Mgr Philippe Laurent de Coster depuis 1976.

Monseigneur JEAN, JOSEPH STAHL, né à Strasbourg ( Bas-Rhin) , le 19 mars 1924 : baptisé en la Cathédrale de Strasbourg, le 13 avril 1924 ; 1ère communion en la chapelle du collège épiscopal de Strasbourg en 1931 :
confirmé en l' église Saint-Georges de Sélestat en 1938 ; s' est d' abord consacré à l' étude de l' orgue.

Poursuivi par les services nazis comme Alsacien évadé en septembre 1943, il entre à la Radio-diffusion française, où il travaille sous la direction de Pierre SCHAEFFER.

Etudes théologiques et de droit Canonique à l' Institut Catholique de Paris. Docteur Honoris Causa de l' Institut Saint-Pierre. Le 20 mai 1944, il entre à l' Abbaye Notre Dame d' Ourscamp ( Oise), organiste titulaire et Sous-Prieur ou il connut Dom Jansen. Religieux dans la Congrégation des Serviteurs de Jésus et de Marie, de 1944 à 1961; de formation religieuse Cistercienne au Noviciat de l' Abbaye d' Hauterive du 7 mai 1946 au 15septembre 1947, où il reçoit, sous la direction de l' Abbé titulaire de Morimond, une formation traditionnelle dans l' esprit de Saint BERNARD.
et il est ordonné prêtre à Ourscamp par Mgr. Félix Roeder, Evêque de Beauvais, le 17 septembre 1950.

Le 24 septembre 1950 :
première messe en la cathédrale de Strasbourg.

Il s' initie à l' Art traditionnel et à la science sacrée, et publie sous le pseudonyme de Jean Vermondois.

De juin 1959 à mai 1960, à l' hermitage de Collias (Gard), où vécurent Saint-Gilles et Saint-Vérédême, il mène une vie érémitique comme retraite préparatoire à une action nouvelle.

En janvier 1961 : jumelage de la "Famille de Saint-Jean" de Mgr Vladimir Ghika -- érigée en pieuse union par le Vatican en février 1924 ( Induit de fondation de Pie XI) -- avec " L' Alliance du Monde " à Exmes (Orne), dont il devient l' aumônier.


Ecrit un MANIFESTE le 14.09.1961 expliquant son changement d' obédience;il rejoint le clergé de Mgr Joannes-Maria, Succession Vilatte, Eglise Catholique apostolique primitive d' Antioche, issue du Patriarcat Syriaque-Ortodoxe d' Antioche assure l' autonomie de la Chapelle Notre Dame du Monde - Madone de l' exemple - à Exmes.

Le 4 octobre 1961, son union mystique avec Gabrielle ANDRIVET, fondatrice de "l' Alliance du Monde ", est bénie par Mgr JOHANNES-MARIA, qui, le 24 juin 1962, consacre la chapelle à Notre Dame du Monde, ouverte à tous les cultes.

Le 16 septembre 1963 : élargissement de l' idée de la " Famille de Saint-Jean", par son autonomie, ainsi que celle de la chapelle Notre Dame du Monde", en fondant la Communauté " Notre Dame du Monde ". ( J.O. 14 ET 15 OCTOBRE 1963 / 10 SEPTEMBRE 1965).

Le 13 avril 1968, dans la nuit pascale, il recoit des mains de Mgr Jean-pierre DANYEL, Archevêque de Dol,sous le nom de S.B. Mar Tugdual I (1917-1968, Ermite - Abbé de Saint-Dolay, Missionné pour la Restauration de la SAINTE EGLISE CELTIQUE assisté de quatre Evêques, la consécration épiscopale, comme Evêque de l' Alliance du Monde :
le supériorat parfait de Notre-Dame du Monde" lui est confié avec la pleine liberté des enfants de Dieu, afin que dans la Nouvelle et Eternelle Alliance chaque être humain atteigne à la "Chevalerie du Coeur" condition pour que vive à nouveau la "Bergerie du Bon Pasteur". Supérieur majeur de la Communauté Notre-Dame du Monde. Supérieur majeur de la communauté des frères de l' Enfant-Jésus Evêque majeur de la famille ecclésiale de Saint-jean.

CARACTERE PERMANENT DE L'EGLISE MYSTIQUE DE SAINT JEAN

De même que l'Eglise n'est pleinement réalisée que par l'union des trois courants « PIERRE-JACQUES-JEAN », la manifestation de la grâce découle de la triple Source Sacramentelle :
BAPTEME, EUCHARISTIE, CONFIRMATION et exige par conséquent le témoin apostolique : L'EVEQUE, Successeur des Apôtres, qui atteste l'authenticité de l'événement et intègre chacun dans le mystère de l'Eglise.

C'est pour devenir membre vivant du peuple de Dieu que chaque fidèle passe par la seconde naissance et par cette triple initiation sacramentelle. Devenir la nouvelle créature est déjà un CHARISME qui exclut l'égoïsme, car tout devient service et ministère pour l'édification de l'Eglise (I Cor. 12 : 14) - Celui qui n'a pas de charisme demeure à l'extérieur de l'organisme spirituel qu'est l'Eglise.

A l'intérieur du Corps Mystique, dont JESUS est la tête, chacun, à la mesure de son propre don, entre dans le ministère de tous (1 Cor. 3 :5). C'est là que l'Esprit vivifiant doit être opposé à la lettre qui tue :
La Fidélité à la FORME de l'Ancienne Alliance a tué, crucifié son contenu, le Principe divin. Tout accomplissement de la loi doit donc être un PERPETUEL DEPASSEMENT sous l'inspiration du Saint-Esprit.

Dans les six Patriarcats ou Eglises institutionnelles, l'attachement à la lettre et l'application étroite des Canons a produit le cléricalisme dont le pouvoir n'est pas de nature ecclésiale(165) et, par contrecoup, la révolte d'un jeune clergé contre ce cléricalisme, au nom d'une prétendue « LIBERTE » fort peu évangélique !

Dans l'Église de Saint JEAN, chaque ministère s'exerce à l'intérieur d'un tout, il n'est jamais une emprise sur l'Église Universelle des six Patriarcats ; chaque ministère s'inclut dans l'autre et le présuppose. Aucune opposition du Sacerdoce transcendant(166) et du Sacerdoce du laïcat (167) n'est même pensable. Les dons sont très précis dans leurs pouvoirs. Un laïc est inopérant sur le plan des Sacrements. Les Sacrements ne s'opèrent que par la puissance spirituelle de l'Église et au moyen des Évêques qui sont les organes de cette puissance. L'Évêque Johannite n'a pas à être un administrateur. Il intègre la multitude humaine au corps liturgique et le corps reconnaît en lui son chef imposé par la volonté divine en vue de cette
intégration.

L'Église mystique de Saint JEAN, charismatique dans le silence absolu de chacun est, enfin, la PENTECOTE continuée donc actuelle prolongée dans le monde. Elle permet et inspire ce qui échappe à toute organisation :
la Sainteté, la vie mystique, l'Église domestique, ministère du sacerdoce royal (1 Pierre 2 : 9) au coeur du monde ; la hiérarchie en tant que moyen de grâce sacramentelle s'accomplit dans le sacerdoce des fidèles.

165 - Et, pourtant nous y sommes confrontés bien souvent, si ce n'est par obligation pour défendre notre cause.
166 - Sacerdoce transmis par Ordination grâce aux Apôtres et à leurs successeurs.
167 - Tout baptisé, ayant abandonné la vie du « vieil homme » pour recevoir celle du Christ, devient, de ce fait, PRETRE par LUI, avec LUI et en LUI, pour rendre sacrées toutes ses actions.
_________________________

+

Jésus Notre Sauveur, Christ et Roi,
Pardonnez-nous, Sauvez-nous.

Notre-Dame de Bonté
Soyez-nous favorable.

Notre Dame du Monde
Intercédez pour nous.

Une dizaine du chapelet.

Saint-Joseph, veillez sur nous ;
Saint Michel Archange, défendez-nous ;
Saint Gabriel, donnez-nous la force ;
Saint Raphaël, guérissez-nous ;
Saint Jean, priez pour nous ;
Saint Benoît, priez pour nous ;
Saint Martin, priez pour nous ;
Sainte Héléne, priez pour nous ;
Sainte Odile, priez pour nous.

Seigneur, donnez-moi le savoir et le pouvoir
faire Votre seule Volonté pour vous rendre
témoignage dans mes pensées et mes actions.

Imprimatur + Johannes Episcopus
Uxomoe die 15 augusti 1968

CHAPELLE A NOTRE DAME DU MONDE
MADONE DE L' EXEMPLE
1er Sanctuaire de l' EGLISE DE SAINT - JEAN
EXMES dans l' Orne.

T.V.N.O.

V ivre Son VOULOIR

O béir à Son ORDRE

N aître à Sa NAISSANCE

T émoigner de Son ALLIANCE

--------------------------

ORDRE DES NOUVEAUX TEMPS

prédit par JESUS Lui-même ( Agraphon de Clément de Rome)

prophétisé par le Bx L.M. GRIGNON DE MONTFORT ( 17e S.)

annoncé par Jean STAHL dés 1965 ( in " Notre-Dame du Monde")

constitué en 1968 ( cf." Retour à l' Unité de la Foi ")

promulgé la nuit de Noël 1973 - Exmes dans l' Orne.

------------------------------

REVELATION *

"... Et à l' Ange de l' Eglise qui est à PHILADELPHIE, écris : ... Parce que tu as gardé la Parole de ma patience, MOI, je te garderai de l' épreuve qui va venir sur le monde entier pour éprouver tous ceux qui habitent sur la terre..."

" Celui qui vaincra, j' en ferai une colonne du Temple et j' écrirai sur lui le Nom de mon DIEU et le Nom de la Cité de mon DIEU, de la nouvelle JERUSALEM qui descend du Ciel..."

* APOCALYPSE de St-JEAN, III. 7-12

Mgr Jean STAHL tenait sa filiation Apostolique de


Mgr Tugdual(1917-1968), de son vrai nom Jean-Pierre Danyel né en 1917 à Sées et décédé en 1968 à Nantes, est un un des promoteur de l'"Orthodoxe celtique" en France, et particulièrement en Bretagne. Il est considéré comme un Saint par l'Église orthodoxe celtique :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Tugdual_de_Saint-Dolay

Tout les amis de l’Eglise Gallicane connaissent en vrai ou par photo le triptyque qui se trouve dans la chapelle primatiale Saint Jean Baptiste de Bordeaux. Nous devons cette œuvre artistique et surtout spirituelle à Saint Tugdual de Saint Dolay, dont je vous propose de découvrir la vie si surprenant mais tellement attachante.

Mgr Tugdual, de son vrai nom Jean-Pierre Danyel est né en 1917 et il se convertit durant sa longue captivité en Prusse orientale lors de la seconde guerre mondiale. A son retour, il doit lutter durant un an pour retrouver la santé qui ne reviendra jamais totalement mais qui lui permettra de commencer ses études théologiques auprès de Mgr Marc Fatome à Nantes. Ayant un grand esprit d’universalité, il étudiera à fond la théologie catholique, la théologie protestante et la théologie orthodoxe. Ordonné prêtre au début des années cinquante par Mgr Fatome, il exerce son ministère à Nantes jusqu’au décès du Père Marc. Peu après la famille d’une personne qui a trouvé la guérison à la suite de ses prières lui offre un terrain à la limite entre le Morbihan et la Loire Atlantique.

Ainsi donc en 1955, il vient s’installer dans le Bois juhel sur la commune de Saint Dolay. L'endroit était marécageux, couvert par les eaux en hiver. Divisé en petits lopins de terre séparés par des haies naturelles, les petits propriétaires qui l'exploitaient élevaient quelques vaches laitières et cultivaient quelques arpents. Un menhir, toujours en place, rappelait qu'autrefois les hommes considéraient cette terre comme un lieu sacré. Il voulut en ce coin de basse-Bretagne consacrer sa vie à la contemplation en tant qu’ermite. Plus tard, il dira lui-même qu’un an auparavant, si quelqu’un lui avait dit qu’il serait ermite, il l’aurait traité de fou. Mais dans ces bois il "sentit la présence réelle de l’être sans nom" comme il l’écrira dans un de ses cahiers de méditation spirituelle.

Les premiers temps, il vécut très pauvrement dans une hutte de branchages. Les habitants alentours lui apportaient de quoi se nourrir. Puis on lui bâtit une petite chapelle en bois. Il dédia son ermitage à la Sainte Présence. Avec le temps, il finit par avoir un ermitage en dur et une chapelle. L'intuition prophétique de cet homme était de restaurer la spiritualité du monachisme celtique et la tradition des évêques-abbés. C’est dans ce but qu’il fut sacré évêque et prit le nom de Tugdual, l'un des Sept Saints Protecteurs de Bretagne. Cette consécration fut célébrée par Mgr Irénée d’Eschevannes, évêque et futur patriarche de l’Eglise Gallicane en 1957. Mgr Irénée et Mgr Tugdual restèrent toujours en pleine communion en s’entraidant et s’assistant mutuellement. Le triptyque en est la preuve matérielle par excellence.



Photo: Monseigneur Tugdual (à gauche) et Monseigneur d'Eschevannes (à droite).

Le Seigneur dota Mgr Tugdual de nombreux charismes et dons naturels. Il était poète, iconographe, prédicateur de talent, et possédait un don de guérison. On venait lui rendre visite, parfois de loin, dans l'espoir d'obtenir des grâces par ses prières. Beaucoup s'en retournaient exaucés. Il écrivit également, dans une vingtaine de cahiers, de nombreux commentaires de l'Ecriture. C’est une source spirituelle véritable qui m’a permis de composer, il y a quelques années, une partie des textes (Introït et Offertoire) de la messe de Sainte Alphonsine de Gazinet. Petit témoignage de sa vie spirituelle que je tiens de mon ami Mgr Gall, qui fut ordonné prêtre et évêque par Tugdual : "Il riait tout le temps et les repas était émaillés de blagues en tous genres, mais il pouvait aussi tout d’un coup se lever, partir à la chapelle et chanter toute la nuit les 150 psaumes de David". Cela nous montre bien que l’on peut vivre une vie spirituelle très forte tout en gardant l’humour. D’ailleurs sans humour, la vie érémitique doit vite devenir invivable.

Epuisé et à bout de force il s’endormit dans la paix du Seigneur le 11 août 1968, à l’âge de 51 ans. Avant de mourir il prophétisa que dix ans après sa mort des moines viendraient relever son ermitage. En effet, une communauté de moines d’esprit celtique a reconstruit la chapelle qui est maintenant une superbe église en bois : la cathédrale Notre Dame du Signe. Je me suis rendu deux fois au monastère de Saint Dolay, notamment au mois d’août 2005 pour le Jubilé de l’installation de Saint Tugdual en Bretagne. Lors d’une de ces visites l’évêque-abbé du monastère m’a remis une relique de Saint Tugdual, et je lui ai remis une relique de Sainte Alphonsine de Gazinet.

Père Raphaël Steck
http://www.gallican.org/irenee.htm





Mgr Tugdual la tenait lui même de


Mgr d'Eschevannes Carlos d'Eschevannes,de son vrai nom Charles Marie Joseph Poncelain d'Eschevannes, né à Vitry-le-françois (Marne) le 26 juin 1886 de Émile Célestin et de Anne Marie Valentine Lebrun, mort à Paris le 28 juin 1970, est un écrivain, poète, militaire, médecin. Évêque puis patriarche de l'Église gallicane de 1954 à 1970. Son nom ecclésiastique était : Mgr Irénée Poncelain d'Eschevannes.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Carlos_d'Eschevannes

mercredi 3 avril 2013

FRATERNITÉ SACERDOTALE SAINT JEAN L’ÉVANGÉLISTE AU CANADA


LIEN D' UN SITE AMI 

&

SITE INTERNET OFFICIEL
FRATERNITÉ SACERDOTALE 
SAINT JEAN L’ÉVANGÉLISTE
à Sherbrooke, Qué
CANADA




Sceau de la
Fraternité Sacerdotale Saint Jean l’Évangéliste


La Fraternité Sacerdotale Saint-Jean l’Évangéliste
vous souhaite la bienvenue sur son nouveau site internet.


Vous y trouverez tous les renseignements pertinents sur notre Ordre religieux, sur nos objectifs et nos activités.

Nous sommes à votre disposition pour toute demande de renseignements complémentaires.


Nos coordonnées



Adresse:
Fraternité Sacerdotale
Saint Jean l'Évangéliste
C. P. 1383
Sherbrooke, Qué
J1H 5L9, Canada


Téléphone:
1.819.822.3248


Fax:
1.819.822.3248


Email:

lundi 1 avril 2013

A PROPOS DE LA DATE DE PÂQUES

Ci-après l’intégralité d’un article relatif à la fixation de la date de Pâques, et ce en relation avec celle de l’équinoxe de printemps :« En mai de l’an 325 de notre ère, c’est-à-dire en l’an 1078 de Rome, s’ouvrait à Nicée, ville de Bithynie en Asie Mineure, un concile œcuménique, qui réunit 318 évêques, orientaux pour la plupart, et l’empereur Constantin-le-Grand lui-même.
La principale préoccupation de ce concile était de condamner l’arianisme et de s’occuper, entre autres, de la question de Pâques. Réuni de façon plus ou moins autoritaire par Constantin, le concile devait régler rapidement les problèmes d’hérésie et imposer, par son autorité, une solution à la grande querelle pascale partiellement apaisée au cours du IIIe siècle.
Mais ce que l’on a surtout retenu du Concile de Nicée, puisque ses dispositions ont subsisté jusqu’à nos jours, c’est le rattachement de la date de Pâques à celle de l’équinoxe de printemps (lien qui existait déjà avant le concile).
La date de l’équinoxe en 325. – Dans sa bulle “Inter Gravissimas” du 24 février 1582, le pape Grégoire XIII annonce : “Quo igitur vernum aequinoctium, quod a patribus concilii Nicaeni ad XII kalendas aprilis fuit constitutum, ad eamdem sedem restituatur.” [Ainsi donc que l’équinoxe de printemps, qui a été fixé au XII des calendes d’avril (21 mars) par les Pères du Concile de Nicée, soit replacé à cette même date].
On retrouve cette version des faits quelques siècles plus tard, remaniée et interprétée de façon plus ou moins personnelle, dans “l’Art de Vérifier les Dates”, mais aussi chez des auteurs réputés comme Lalande, Delaunay, Chauve-Bertrand, Paul Couderc, André Danjon… pour n’en citer que quelques-uns !
Ainsi Delambre, dans son “Histoire de l’Astronomie”, écrit : “Le Concile de Nicée, en donnant les règles pour la célébration de la Pâque, avait supposé que l’équinoxe resterait invariablement fixé au 21 mars, où il se trouvait en l’an 325.” 
Lorsque l’on veut déterminer la date de l’équinoxe de l’an 325, par exemple à l’aide des “Calculs Astronomiques” de J. Meeus, qui utilise la théorie du Soleil de Newcomb, on trouve que l’équinoxe de printemps arrivait le 20 mars à 11 h 54 m TE.
Avec les théories modernes mises au point au Bureau des Longitudes (théorie VSOP 87), on obtient le 20 mars à 12 h 01 m TE.
Ces temps sont exprimés en Temps des Ephémérides ; en tenant compte du ralentissement de la rotation de la Terre, ils deviennent 10 h 10 m UT environ.
A noter que ces heures doivent être corrigées de la longitude d’Alexandrie (- 1 h 59 m 27 s par rapport au méridien international), ville qui était à cette époque un haut lieu de l’astronomie.
On peut donc dire qu’en cette année-là, l’équinoxe véritable a eu lieu en milieu de journée ou peu s’en faut. Dès lors, pourquoi tant d’auteurs, astronomes ou non, s’obstinent-ils à dire que l’équinoxe de 325 est tombé le 21 mars ? Sans doute n’ont-ils pas pris la peine de faire le calcul…
Cet article n’a pas la prétention d’être exhaustif ni d’apporter une explication définitive au choix du 21 mars comme date de l’équinoxe, ce qui fera l’objet d’une prochaine étude beaucoup plus détaillée. On ne donnera ici qu’un bref aperçu historique et astronomique, visant surtout à rectifier des idées reçues sur le Concile de Nicée.
Les questions d’ordre astronomique au concile. – En – 45, l’astronome Sosigène, lors de l’établissement du calendrier julien, avait prétendu fixer l’équinoxe au 25 mars (qui arrivait en réalité le 23 cette année-là), et attribuait à l’année une durée de 365 j 6 h. Mais la valeur adoptée, plus longue que l’année tropique, a induit une lente dérive de la date de l’équinoxe. Remarquons qu’au début du IVe siècle, les Romains étaient encore convaincus que l’équinoxe tombait le 25 mars, comme le pensait Sosigène quatre siècles auparavant. Cette date prévaudra au-delà du Concile de Nicée dans le calendrier julien, et ce sera l’une des causes de désaccord pour fixer Pâques après le concile.
De la question pascale débattue au concile, on ne possède que trois témoignages : la lettre synodale adressée à l’Eglise d’Alexandrie, la lettre encyclique de Constantin aux évêques à l’issue du concile, et deux passages des écrits de Saint-Athanase, témoin oculaire.
Pour nous, la lettre synodale ne présente aucun intérêt particulier ; elle ne fait que traiter dans le détail la condamnation d’Arius. La lettre de Constantin, rapportée par Eusèbe de Césarée (265-340), lui aussi membre du concile, est une exhortation à en suivre les décisions. Son but est d’uniformiser la date de la fête de Pâques pour tout l’empire chrétien, de sorte que tous la célèbrent le même jour et, surtout, de ne plus suivre les Juifs dont le comput est considéré comme faux.
Quant à Saint-Athanase, outre la condamnation de l’hérésie arienne, il demande aux évêques africains de ne plus suivre pour Pâques le comput juif.
De ces trois sources, il ressort que nulle part il n’est question de la date de l’équinoxe, ni du dimanche qui suit le 14e jour de la Lune ; mais on ne doit pas en déduire pour autant qu’il n’a pas été question de l’équinoxe lors de ces débats. En résumé, le Concile de Nicée a surtout contribué à établir l’unité chrétienne sur un point disciplinaire, celui de fêter Pâques après l’équinoxe. Car la règle en elle-même avait déjà été établie en partie par le pape Victor Ier et les conciles qu’il avait réunis à la fin du IIe siècle.
Le concile, qui n’était pas une réunion d’astronomes, jugea nullement opportun d’entrer dans les questions d’ordre mathématique et astronomique, et recommanda l’usage du comput alexandrin réputé pour sa fiabilité en telle matière, sans toutefois en faire une obligation, et l’équinoxe comme limite inférieure, sans en fixer la date.
Malheureusement, l’uniformité de la fête de Pâques n’était résolue qu’en partie : Rome, en effet, avait son propre comput, et des recommandations du concile, il subsista une double rivalité entre les computs romain et alexandrin. Le premier plaçait l’équinoxe au 25 mars et calculait l’âge de la Lune avec un cycle de 84 ans, le second plaçait l’équinoxe plus tôt et calculait l’âge de la Lune avec un cycle de 19 ans.
Disons simplement que ce n’est véritablement, à quelques exceptions près, qu’à partir du VIe siècle que la catholicité entière a suivi une règle unique pour Pâques. Et c’est finalement le comput alexandrin qui prit le pas sur celui des Romains, notamment à partir de 532, année où le moine scythe Denis-le-Petit lui donna sa forme définitive.
La détermination des équinoxes à Alexandrie. – Astronomiquement, de la seconde moitié du IIe siècle au milieu du IIIe siècle, c’est la date du 21 mars qui prédominait pour l’équinoxe. Puis au cours de la première moitié du IVe siècle, où se place le Concile de Nicée, c’est le 20 mars qui revient sans conteste.
Le savant alexandrin Anatole de Laodicée, qui mit au point vers 277 un comput réputé, non seulement pour sa précision, mais surtout parce qu’il plaçait Pâques, antérieurement aux décisions de Nicée, après l’équinoxe, estimait celui-ci au 22 mars (ou au 21 : une ambiguïté dans le texte grec ne permet pas de trancher rigoureusement).
Il est cependant important d’attirer l’attention sur le fait que l’Almageste de Claude Ptolémé, qui avait observé un siècle et demi plus tôt à Alexandrie, servait de référence. Or, comme l’a montré entre autres Fotheringham, les observations d’équinoxes de Ptolémé à l’aide d’armilles équinoxiales ou de plinthes, étaient très défectueuses : les tables de l’Almageste sont assez exactes au temps de l’auteur, mais deviennent franchement incorrectes pour les siècles suivants. Si les astronomes alexandrins des IIIe et IVe siècles ont purement et simplement adopté les résultats de Ptolémé, on ne saurait s’étonner de l’existence d’un écart de un jour sur la date de l’équinoxe.
Il ne fait aucun doute actuellement que le Concile de Nicée n’a pas explicitement prescrit de règle relative à la date de Pâques, et encore moins établi de tables en permettant le calcul. Il était surtout important dans l’esprit des Pères, de se détacher des traditions juives, autrement dit de fêter Pâques après l’équinoxe.
Remarquons pour finir que les astronomes, qui travaillèrent pendant près de dix ans à la réforme grégorienne, puis l’Eglise, ont pleinement entériné cette date du 21 mars (dont l’adoption remontait à plus de douze siècles !) comme étant celle de l’équinoxe, ce dans un souci de tradition et de respect envers le Concile de Nicée. (Denis Savoie, La date de l’équinoxe et le concile de Nicée, in L’Astronomie, Société Astronomique de France, Paris, vol. 102, 1988, p. 40-41) »
Notes :
(1) Si, d’une façon générale, tout privilège ou acte pontifical scellé du sceau rond peut être ainsi qualifié, le terme désigne particulièrement les  lettres solennelles du pape, identifiées par leurs premiers mots écrits en caractères allongés. Le nom provient de bulla, « petite boule » en latin, du fait du sceau attaché à un acte écrit pour lui donner de la valeur (par extension le terme en vint à désigner l’acte lui-même). A la « bulle », on opposera le « bref » (latin brevium) qui est une lettre pontificale privée.
(2) Abbé Chauve-Bertrand. De ce dernier, voir : La question de Pâques et du Calendrier, Les Œuvres françaises, 1936.
(3) Astronomical Tables of the Sun, Moon and Planets, Willman-Bell, Richmond, 1983.
(4) Temps des éphémérides.
(5) Sur ce point : cf. P. Bretagnon et G. Francou, La théorie VSOP 87, Bureau des Longitudes, Paris, mai 1987.
(6) Ou TU, soit : Temps Universel.
(7) Le méridien de Greenwich, qui donne le temps GMT.
(8) Du latin computare, « compter » : calcul du temps, entre autres, des jours et des mois pour les fêtes mobiles religieuses. Dans l’établissement du calendrier, l’épacte (latin epactae, du grec epaktai, « jours intercalaires ») est le nombre qui est complémentaire pour déterminer certaines dates comme Pâques. C’est en fait le nombre de jours qui correspond pour une année donnée à l’excédent de l’année solaire sur l’année lunaire. D’une manière générale, l’année liturgique est définie par le « style », qui en marque le début, différent selon les usages : Noël, Annonciation en style florentin. Dans la Chrétienté, la tradition la plus courante était de prendre la date de Pâques ; face aux problèmes posés par cette date mobile, on imposa en 1564 le 1er janvier : style « de la Circoncision » (fête le 1er janvier).


R. Père Paul Clément

jeudi 28 mars 2013

Vendredi soir le Vendredi Saint, nous serons en communion de pensée et nous aurons à l' esprit le texte de Jean.


Nous allons nous réunir en communion de pensée le soir du Vendredi Saint 
à 21 h, heures locales ou heure de Paris pour ceux qui peuvent. Vous pouvez donc vous joindre à nous pour vous recueillir, ce vendredi 29 mars à 21 h en groupe, ou en isolé.
Pendant quelques minutes, nous aurons à l’ esprit le texte de Jean :

19.38 Après cela, Joseph d'Arimathie, qui était disciple de Jésus, mais en secret par crainte des Juifs, demanda à Pilate d'enlever le corps de Jésus. Et Pilate le permit. Il vint donc, et prit le corps de Jésus.
39 Nicodème, qui était venu la première fois trouver Jésus de nuit, vint aussi, apportant un mélange de myrrhe et d'aloès, d'environ cent livres.
40 Ils prirent donc le corps de Jésus, et l'enveloppèrent dans des linges, avec les aromates, selon la manière d'ensevelir en usage chez les Juifs.
41 Or, au lieu où Jésus avait été crucifié, il y avait un jardin, et dans le jardin un sépulcre neuf, où personne n'avait encore été mis.
42 C'est là, à cause de la Préparation des Juifs, qu'ils déposèrent Jésus, parce que le sépulcre était proche.
20. 1 Le premier jour de la semaine, Marie-Madeleine se rendit au sépulcre, dès le matin, avant que les ténèbres fussent dissipées, et elle vit la pierre enlevée du sépulcre.
2 Elle courut donc, et vint trouver Simon-Pierre et l'autre disciple que Jésus aimait, et leur dit: 'Ils ont enlevé du sépulcre le Seigneur, et nous ne savons où ils l'ont mis."
3 Pierre sortit avec l'autre disciple, et ils allèrent au sépulcre.
4 Ils couraient tous deux ensemble, mais l'autre disciple courut plus vite que Pierre, et arriva au sépulcre.
5 Et, s'étant penché, il vit les linceuls posés à terre; mais il n'entra pas.
6 Simon-Pierre qui le suivait, arriva à son tour et entra dans le sépulcre.
7 Il vit les linges posés à terre, et le suaire qui couvrait la tête de Jésus, non pas posé avec les linges, mais roulé dans un autre endroit.
8 Alors, l'autre disciple qui était arrivé le premier au sépulcre, entra aussi; et il vit, et il crut.

Puis en silence du cœur ou en prière du cœur, nous nous unirons dans une vaste chaine de tous les sympathisants. Unis hors de l’espace parcouru par le temps de la présence qui permet que les voiles tombent comme se dissipent les ombres de la nuit.
Si vous en avez la possibilité, faites circuler.

samedi 23 mars 2013

L’Église vieille catholique

Je publie ici un la version longue d’un article destiné à être publié dans Lutin et Calvaire. Mes remerciements à Bernard Vignot pour ses conseils, remarques et relectures.

À la faculté de théologie protestante, on aime me qualifier de catholiqueromain. Comme pour rappeler que l’Église dont je suis membre n’a pas le monopole de la catholicité, et c’est vrai : oui, théologiquement on peut – et on doit, dire, que les Églises issues de la réforme sont catholiques.
Mais catholicité n’est pas catholicisme. Alors que la première est un attribut théologique de l’Église « universelle », le catholicisme est une fraction du monde chrétien – comme le protestantisme ou l’orthodoxie en désigne une partie. Qu’entend-je par ce terme de catholicisme ? D’une part, j’entends qu’il s’agit d’un christianisme occidental, même s’il a pu s’exporter sur d’autres continents. D’autre part, je le distingue, à l’intérieur du christianisme occidental, du protestantisme [1] :
  • En ce qu’il a une conception « haute » de l’Église et des sacrements. De l’Église, dans le sens où la structure de l’Église, notamment son caractère épiscopale, est considérée comme faisant partie de sa nature. Des sacrements dans le sens où ceux ci ne sont pas seulement des « béquilles » pour la foi (cf. Calvin), mais bien des « vecteurs » de la grâce. Au sens également où il retient les sept sacrements fixés au Concile de Latran IV en 1215.
  • En ce que l’eucharistie joue un rôle central dans le culte et la vie spirituelle, plus que la prédication [2].
  • En ce qu’il conçoit la succession apostolique non seulement comme succession dans la foi des apôtres (comme le protestantisme) mais aussi comme la suite des consécrations d’évêques depuis les apôtres.
  • En ce que la question du salut n’est pas autant mise en valeur. La justification par la grâce au moyen de la foi est considéré comme un article de doctrine, mais n’est pas « articulus stantis vel cadentis ecclesiae  » [3] (Luther).
  • En ce qu’elle n’est pas issu des mouvements de réforme du XVIème siècle, même si ces mouvements l’ont modelé « par réaction ».
La tentation serait grande de réduire le catholicisme au catholicisme romain, et pourtant il existe des Églises qui font partie du catholicisme tout en n’étant pas romaine, car ne se rattachant pas à l’autorité de l’évêque de Rome. Ces Églises ne peuvent être qualifiées de protestantes.
La plus importante, la plus structurée, et sans doute « la plus sérieuse » [4] est l’Église vieille-catholique, connue en suisse sous le nom d’Église catholique chrétienne [5]. En France, elle est très peu présente (cinq paroisses : en Alsace, en Normandie, dans le Nord et à Paris ainsi qu’une fraternité par internet pour la diaspora [6] peut-être cent cinquante membres), mais en Suisse elle dispose de trente-trois paroisses, et on la retrouve aux Pays-Bas, en Allemagne, AustralieAutriche, République Tchèque, Pologne, Croatie, Italie, Suéde et Danemark [7]. A proprement parler, il s’agit d’une union d’Églises indépendantes mais coordonnées entre elle par la conférence des évêques vieux catholiques [8], dont le président est l’archevêque vieux-catholique d’Utrecht.
Pour en comprendre la spécificité, il faut remonter à son histoire. En 1723 un conflit éclate entre Rome et la communauté catholique d’Utrecht (Pays-Bas), proche de la mouvance de Port-Royal. Les chanoines veulent élire un évêque – il n’y en avait plus depuis la Réforme, mais Rome s’y oppose. Ils élisent quand même Cornelius Steenoven, qui est ordonné par Dominique Varlet, évêque missionnaire de Babylone suspendu par Rome, ce qui leurs valent l’excommunication [9]. L’Église Catholique-romaine du clergé vieil-épiscopal est née.
Au cours du 18ème siècle, Rome tente de renforcer son pouvoir sur les Églises « nationales », qui étaient relativement autonomes (mouvement gallican en France, joséphiste en Allemagne etc.). Durant le 19ème siècle, elle y arrive, notamment avec la promulgation en 1854 du dogme de l’Immaculée Conception et en 1870 celui de l’infaillibilité pontificale. Mais cette centralisation n’est pas du goût de tout les catholiques. A partir de 1871 des « dissidents » excommuniés pour refus du dogme de 1870 s’organisent. L’archevêque vieux catholique d’Utrecht propose de les aider, notamment en ce qui concerne les sacrements. [10]
En 1889, est créée l’Union d’Utrecht. Sa déclaration de principe :
  • rejette les dogmes récents du XIXème (Immaculée Conception [11]et Infaillibilité pontificale).
  • rejette les actes papaux qui tendent à affirmer son autorité, notamment en ce qui concerne le jansénisme. C’est le cas du Syllabus, des Bulle Unigenitus et Auctorem Fidei
  • Rejette les canon disciplinaires du Concile de Trente. En accepte les canons dogmatiques « pour autant qu’[ils] concordent avec les doctrines de l’ancienne Église. »
  • Affirme l’importance centrale de l’eucharistie. [12]
  • Explique qu’il s’agit d’un acte de retour à la foi de « l’Église indivise », selon le principe de Vincent de Lérins : « est catholique ce qui est cru partout, toujours et par tous ». Et exprime son espoir que cette réforme permettra l’union des Églises.
C’est donc cette union que l’on désigne couramment sous le nom d’Église vieille-catholique. Mais cet adjectif « vieux » ne doit pas être compris comme synonyme de « conservateur » ou « réactionnaire ». Il s’agit simplement d’affirmer le souhait d’un retour à la primitive Église. Mais ce retour n’est pas blocage dans le passé, mais appui pour avancer vers l’avenir.
Par bien des aspects, l’Église vieille-catholique est très progressiste par rapport à l’Église catholique Romaine. Dès 1877, certaines des futures Églises membres ont adopté les langues vernaculaires pour la liturgie. Aujourd’hui, la plupart des Églises membres de l’union acceptent l’ordination des femmes et le mariage des prêtres. Les questions d’éthiques, notamment sexuelle, sont traitées de manière ouverte : « L’avortement, l’homosexualité, le concubinage ou la contraception ne font pas l’objet de discussions polémiques. » [13]. En Suisse, les couples de même sexe peuvent recevoir une bénédiction. L’organisation de ces Églises est de type épiscopo-synodal et les laïcs y jouent un grand rôle. Même si l’ordination confère le pouvoir de célébrer l’eucharistie, et donc met « à part » les ministres ordonnés [14], les prêtres et les évêques sont élus par les fidèles, qui participent à la plupart (l’ensemble) des grandes décisions engageant l’église.
Signalons aussi que cette union est très investie dans le domaine œcuménique. Depuis 1931, elle est en communion avec l’Église anglicane, ce qui permet l’échange de ministre et l’inter-communion eucharistique. Elle est également membre fondatrice du Conseil Œcuménique des Église. Et dès 1889, l’idée œcuménique fait parti de sa déclaration : « Nous espérons qu’en se tenant fermes aux croyances de l’Église indivisée, les théologiens réussirons à provoquer une entente sur les divergences nées des schismes. Nous exhortons les ecclésiastiques placés sous notre direction à enseigner, en chaire et en catéchisme, en premier lieu les vérités chrétiennes essentielles communément professées par toutes les confessions séparées, d’éviter sans scrupule toute transgression de la vérité et de la charité dans l’exposé des divergences encore existantes et d’inciter, par la parole et par l’exemple, les fidèles de nos paroisses à se comporter envers les autres croyants selon l’esprit de Jésus-Christ notre Sauveur à tous. » (art. 7).
A titre de conclusion personnelle, je dirais que l’Église vieille-catholique est ainsi que ce que de nombreux catholiques romains, attachés à la forme catholique du christianisme (et ne pouvant pour cela devenir protestant) « progressistes » souhaiteraient que leur Église soit : une Église ouverte au monde d’aujourd’hui, plus démocratique, laissant plus de voix aux laïques. Une église loin des polémiques déclenchées par le pape en 2009. Une Église qui ne condamne, mais annonce la Bonne Nouvelle de l’amour de Dieu. Pourquoi ne la rejoigne-t-il pas ?
En ce qui me concerne, la raison est simple : ma foi et ma vie ecclésiale, je les vis dans ma paroisse, dans mon diocèse, pas dans ce que l’évêque de Rome et la Curie disent. Et puis on n’abandonne pas une barque – qui se prend pour un navire - qui vous a conduit à Jésus-Christ, même si on n’est pas d’accord avec toutes les orientations de cette barque. Malgré ses défauts, je resterai reconnaissant à l’Église Catholique Romaine, y compris ses institutions, de m’avoir transmis la foi, ce « baiser d’amitié de Jésus » [15].
Ps : le numéro de lutin et calvaire est sorti :http://lutinetcalvaire.com/Lutin-et-Calvaire-8.html
[1] Dans lequel j’inclus l’anglicanisme, ce qui est à discuter.
[2] Un de mes professeurs dit que si la liturgie était un cercle, elle aurait la prédication comme centre en monde réformé, l’eucharistie en monde catholique. Et en monde luthérien, elle serait une ellipse. Cette métaphore serait à bien sûr à nuancer, surtout avec les évolutions effectués dans les églises depuis le 19ème siècle.
[3] Article qui fait tenir ou tomber l’Église.
[4] Mais qui suis-je pour juger du « sérieux » d’un Église ?
[5] En ce qui concerne les autres Églises catholiques non romaines, leurs nombres et leurs variétés sont si importantes qu’il faudrait des pages pour les décrire. Je renvoie à deux ouvrages de Bernard Vignot : Les Églises parallèles (éd. Du Cerf) etRépertoire d’Eglises et de Communautés indépendantes d’origine catholique (ou de sensibilité orthodoxe) (fasicule édité par l’auteur lui-même).Voir aussi Wikipédia.
[8] Pour être encore plus précis, les branches Croates, Italiennes, Suédoises, Danoises et Françaises ne sont que des juridictions ecclésiales dépendantes de la conférence.
[9] De nombreuses Églises catholiques non romaines (et non membres de l’Union d’Utrecht) se réclament de la succession apostolique via Mgr Varlet.
[10] Car selon la conception du catholicisme, seul un ministre ordonné peut administrer les sacrements.
[11] A noter qu’en 1950, l’Union publie une déclaration rejettant le dogme de l’Assomption de Marie que Rome vient de promulgué.
[12] Sur la question du caractère sacrificiel de l’eucharistie, point d’achoppement au 16ème siècle, elle affirme « La célébration eucharistique dans l’Eglise n’est point une répétition continuelle, un renouvellement du sacrifice expiatoire que le Christ a offert sur la croix une fois pour toutes. Le caractère de sacrifice de la cérémonie réside dans la mémoire qu’elle perpétue et dans la représentation terrestre réelle de ce sacrifice unique du Christ pour le salut du genre humain »
[13] Interview d’un vieux catholique dans le mensuel Évangile et Liberté.http://www.evangile-et-liberte.net/elements/numeros/217/article10.html
[14] Ainsi, contrairement au monde réformé, un laïc ne peut pas, même mandaté, célébrer les sacrements.
[15] Pour reprendre les mots de Mgr Vercammen, actuel archévêque vieux-catholique d’Utrecht, « L’Etre vieux-catholique comme Savoir vivre »

SOURCE : http://blog.maieul.net/L-Eglise-vieille-catholique