dimanche 24 février 2013

1/ Qu’ est-ce que l’Eglise de Saint-Jean-l'Evangéliste Union Vieille-Catholique Latine ?




Nous reprendrons ici quelques éléments du livret ayant pour titre L’Eglise Mystique de Saint-Jean. Historique & Présentation. De l’Eglise de Saint Jean à l’Eglise de Saint-Jean-le-Mystique, premier volume de notre collection « Liturgie », qui a vocation à présenter des textes de référence pour le Catholicisme, tout particulièrement pour la Communion Vieille-Catholique à laquelle nous sommes rattachés, et par l’histoire, et par l’esprit.

Origine de l’Eglise de Saint-Jean-le-Mystique

Si l’origine-même de l’actuelle Eglise de Saint-Jean-le-Mystique (E.S.J.M. en abrégé) doit être recherchée dans l’œuvre et le désir de Monseigneur Jean Stahl (1), avec sa volonté de mettre sur pieds une Eglise qui, tout en se réclamant à juste titre des mêmes racines et Successions que les grandes Eglises officielles, voulut – trait commun à toutes les Eglises dites autocéphales – affirmer certaine indépendance vis-à-vis de quelque Siège Apostolique que ce soit (ce n’est là, ni une spécificité de son œuvre, ni davantage une originalité qu’on dût regarder comme illégitime), elle doit aussi être recherchée dans l’histoire générale des Communautés Vieilles-Catholiques ; au travers notamment l’action de Monseigneur Dominique Varlet (2). On trouvera assez facilement par ailleurs suffisamment d’éléments relatifs, tant à ces deux personnages importants qu’à l’histoire des « petites Eglises » (comme on les appelle souvent), pour que nous n’ayons pas à nous étendre davantage ici ; n’étant pas notre but en cet article de présentation (3).
S’inscrivant dans le contexte d’une Union Vieille-Catholique Latine (4), le souhait de l’E.S.J.M. est de vivre pleinement son Ministère et sa Foi en communion avec l’ensemble de toute l’Eglise, une et indivise, depuis le tout-premier Siège patriarcal de l’Apôtre Saint Pierre, à Antioche. Aussi ne recherchons-nous, ni à nous poser en adversaire des autres Eglises Chrétiennes (pas plus d’ailleurs que d’aucune Confession ou Communauté non-Chrétienne), ni à nous en séparer au-delà de ce qui, seulement, fait la spécificité propre de chaque Eglise particulière.

Liturgie et Sacrements

Nos racines comme notre appareil liturgique et sacramental sont les mêmes que ceux de l’Eglise Catholique Romaine ; comme pour cette dernière, il importe que le corpus auquel nous référons soit considéré et appliqué avec toute l’intelligence qui sied à l’Homme (certes guidé par l’Esprit-Saint) : notre attachement à la Tradition se veut tout sauf un traditionalisme stérile et intolérant. Cela étant, si notre pratique renvoie préférentiellement à la liturgie dite « tridentine » (l’actuelle « forme extraordinaire » du Rite Romain), il n’en reste pas moins vrai que ce choix d’une forme commune (dès lors ciment de notre Eglise particulière) n’est ni un fait imposé à nos Clercs (aussi la « forme ordinaire » du Rite Romain a-t-elle toute sa justification et sa pertinence ; de même d’autres liturgies, non-Romaines, auxquelles notre histoire propre renvoie également), ni – surtout – une prétention à l’excellence contre les autres pratiques.
Nos Sacrements sont ceux de l’Eglise Catholique en son entièreté, et leur transmission ou communication se fait sur la base du Droit Canonique Romain (5). Au reste, nos Clercs (depuis les Ordres Mineurs jusqu’à l’Episcopat) sont reçus et ordonnés selon le Pontifical Romain. Comme pour toute Eglise ou Communauté particulière, s’ils sont réservés a priori aux Fidèles, membres de notre Eglise, il n’en demeure pas moins que, si le cas se présente et se justifie (nécessité impérieuse notamment), nos Sacrements peuvent être légitimement et validement reçus par n’importe quel Catholique qui aurait à les solliciter : de par leur forme, tous ont vocation à inscrire pleinement le récipiendaire dans l’Unité de l’Eglise Catholique. Aussi reconnaissons-nous à l’évidence les Sacrements dispensés par tout Clerc ou Ministre de quelque Eglise Catholique que ce soit (et, plus généralement, Chrétienne – pour ce qui regarde notre Foi), dès lors que son Ordination et le Rite opéré sont conformes à l’usage.  

Organisation

Dépendant d’une Primatie (qu’administre l’Archevêque-Primat), chaque Nation où l’Eglise est implantée se voit subdivisée selon l’organisation classique : en Diocèses (qu’administrent les Evêques), eux-mêmes subdivisés en Missions locales (équivalent des Paroisses, qu’administrent les Prêtres et autres Ministres).
Comme d’usage et conforme à l’esprit évangélique, nos Cérémonies sont ouvertes à tous. 


 @ R. P. Paul Clément, Vicaire-Général pour la Région du Nord de la France,
Mission Saint-Michel


Notes :

(1) Jean-Joseph Stahl (Strasbourg, 19 mars 1924-1994) : baptisé le 13 avril 1924, première Communion en 1931, Confirmation en 1938 ; entre le 20 mai 1944 à l’Abbaye Notre-Dame d’Ourscamp (Oise) ; noviciat en l’abbaye Cistercienne d’Hauterive (Suisse) du 7 mai 1946 au 15 septembre 1947 ; cours de Théologie et de Droit Canonique à l’Institut Catholique de Paris ; ordonné Prêtre à Ourscamp le 17 septembre 1950 par Mgr Félix Rœder, Evêque de Beauvais ; retraite solitaire de juin 1959 à mai 1960 à l’Ermitage de Coilias (Gard) ; intègre le 14 septembre 1961 l’Eglise Catholique Apostolique primitive d’Antioche, en qualité de Prêtre ; dès 1961, en liaison avec la Famille de Saint Jean de Mgr Vladimir Ghika (érigée en « Pieuse Union » par le Vatican : Indult du Pape Pie XI de février 1924) ; consacré Evêque le 13 avril 1968 par Mgr Tugdual I (Jean-Pierre Danyel, Archevêque de Dol), assisté de quatre autres Evêques.

(2) Dominique-Marie Varlet (Paris, le 15 mars 1678 - Rijswijk, le 14 mai 1742) : ancien Evêque coadjuteur de Bossuet avait été écarté de sa charge pour Jansénisme et nommé Evêque in partibus de Babylone. Concernant la vie de Mgr Varlet : cf. Dominique-Marie Varlet, Lettres du Canada et de la Louisiane (1713-1724), Presses de l’Université du Québec, 1985. Nous résumons ci-après les grandes étapes de son action au sein de l’Eglise.
Docteur en Théologie à la Sorbonne, il est ordonné Prêtre en 1706 et exerce son Ministère tout d’abord dans des Paroisses autour de Paris.
Après un passage au Séminaire des Missions étrangères de Paris, il part en Amérique du Nord en tant que missionnaire pour évangéliser les Indiens de la Nouvelle-France de 1713 à 1718. Lors d’un séjour à Québec en 1718 il est rappelé en France par la hiérarchie, nommé Evêque coadjuteur de Mgr Louis-Marie Pidou de Saint-Olon (1637-1712), Evêque in partibus de Babylone et consacré à Paris le 19 février 1719 par Jacques de Goyon de Matignon, Evêque émérite de Condom. Il part donc pour la Perse, devant passer par la Russie et fait escale à Amsterdam. Il y apprend que le Siège Episcopal d’Utrecht est vacant, le Pape refusant le candidat proposé par le Chapitre de la Cathédrale d’Utrecht, le Chanoine Corneille Steenoven soupçonné de Jansénisme. Varlet accepte de confirmer plusieurs centaines de personnes puis repart pour rejoindre son Evêché à Babylone ; il s’établit à Shamaké (aujourd’hui en Azerbaïdjan). Le 26 mars 1720 il apprend que Rome l’a suspendu de ses fonctions depuis le 7 mai 1719, suite aux confirmations qu’il a administrées en Hollande. Il repart en Europe, tente en vain de faire lever son interdiction puis va se réfugier aux Pays-Bas. Il y consacre, contre les ordres du Pape, plusieurs Evêques au Siège d’Utrecht : Steenoven, en 1724 son successeur élu Corneille-Jean Barchman, en 1733 le successeur de ce dernier Théodore van der Croon enfin en 1739 le successeur du précédent, Pierre-Jean Meindartz. Varlet ainsi que les Evêques élus consacrés par lui et leurs partisans sont excommuniés comme schismatiques : ce schisme marque la naissance de l’Eglise Vieille-Catholique, qui recueille nombre d’opposants à la bulle Unigenitus.

(3) Pour ce qui nous regarde en propre, et s’agissant de nos sources et Successions Apostoliques, le livret cité en tête du présent article donne toutes les précisions nécessaires. 

(4) On pourra ici se reporter à l’article « Qu’est-ce que l’Union Vieille-Catholique Latine ? », donné sur le même Blog.

(5) On pourra ici se reporter à l’article « Les Sacrements au sein de l’Eglise de Saint-Jean-le-Mystique Vieille-Catholique », donné sur le même Blog. 

jeudi 24 janvier 2013

Collection Cahiers d'études Syriaques

vol. 1 : Sur les pas des Araméens chrétiens : mélanges offerts à Alain Desreumaux (2010)

Sommaire
  • Introduction
  • Liste des publications d’Alain Desreumaux
  • Constellations apocryphes

  • J.-Cl. Haelewyck – L’apport des Instituta de Junillus Africanus à la question du canon scripturaire de la tradition syriaque (Ancien Testament)
  • D. Taylor – The Patriarch and the Pseudepigrapha : Extra-biblical traditions in the writings of Kyriakos of Tagrit (793-817)e
  • M. Debié – Les apocryphes et l’histoire en syriaque
  • B. Varghese – The Acts of Judas Thomas and Early Syriac Liturgy
  • E. Mescherskaja – « L’Adoration des mages » dans l’apocryphe syriaque Histoire de la Vierge Marie
  • Ch. Naffah – L’Apocalypse de la Vierge dans la tradition syro-occidentale médiévale
  • Cl. Fauchon – L’apôtre au banquet : L’hospitalité dans les apocryphes apostoliques syriaques
  • J.-N. Pérès – Édesse éthiopienne
  • D. Couson – L’image d’Édesse sur les murs des monastères de l’ex-Yougoslavie d’après la collection Gabriel Millet
  • [haut de page]

    Ce que disent les manuscrits

  • S. Brock – Les signatures en chiffres arithmétiques dans les manuscrits syriaques de la British Library
  • P. G. Borbone – L’itinéraire du « Codex de Rabbula » selon ses notes marginales
  • A. Binggeli – Un ancien calendrier melkite de Jérusalem (Sinai syr. M52N)
  • P. Géhin – Un feuillet oublié de Martyrius/Sahdona à Milan (Ambr. A 296 inf., f. 87 = Chabot 51)
  • G. Kessel – Sinai syr. 24 as an Important Witness to the Reception History of Some Syriac Ascetic Texts
  • B. Outtier – Une exhortation d’Éphrem le Syrien à des moines en géorgien ? Le ms. Sinaï géorgien 97 (CPG 2152 -2945 - 4135.4 - 4145.16)
  • L. Capron – Le fragment araméen christo-palestinien de la Vie d’Abraham de Qidun de la Taylor-Schechter Collection (ms. T.S. 12746) : nouvelles lectures
  • R. Hawley – Trois fragments d’Antyllus en version syriaque
  • [haut de page]

    ... les pierres et les objets

  • J.-P. Sodini & J.-L. Biscop – L’accès Nord au domaine de Syméon le stylite : le village de Shih (Shih ed Deir-Shader, Bardakhan)
  • F. Briquel Chatonnet – L’inscription de Bamuqqa et la question du bilinguisme gréco-syriaque dans le massif calcaire de Syrie du Nord
  • J. Moukarzel, J.-B. Yon, Y. Dergham – Le site de Hrache
  • N. Ali Amin – Notre-Dame des Semences à Fishkhabur et ses inscriptions syriaques
  • A. Harrak – Un médaillon chrétien en bronze de Mossoul
  • M.-H. Rutschowscaya – Ce que racontent les murs d’un ermitage copte…
  • [haut de page]

    Littérature et pratiques

  • Fr. Cassingena – Requiem pour Anazit. Éphrem de Nisibe, Carmina Nisibena X, traduction et notes
  • Chr. & Fl. Jullien – Du Ḥnana ou la bénédiction contestée
  • J. Thekeparampil – Morning and Evening (Ramšo and Ṣapro) as ‘Deacons and Schoolmasters’ in the West Syriac Liturgical Tradition
  • Chrétiens et manichéens

  • P.-H. Poirier – Pour une étude des citations bibliques contenues dans le Contra Manichaeos de Titus de Bostra
  • St. Jones – Some Things Mani Learned from Jains
  • Mère Philothée du Sinaï – Du monde syriaque au monde asiatique
  • Hier et aujourd’hui

  • Fl. Hellot Bellier – Souffle de réformes sur trois Églises en Perse dans la seconde moitié du XIXe siècle
  • H. Suermann – Arabische Christen in Israel und palästinensische Christen
  • source : Cahiers d'études Syriaques

    Libraire Geuthner 
    l volume.
    http://www.geuthner.com/collection/Cahiers%20d'%C3%A9tudes%20syriaques/
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  • source : Société d'études syriaques
  • Libraire Geuthner 
    les 9 volumes
    http://www.geuthner.com/collection/%C3%89tudes%20syriaques/

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    LIBRAIRIE
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mercredi 21 novembre 2012

L’EREMITISME DANS LE COURANT JOHANNIQUE


1.      L’Ermite

L’érémitisme dans le courant Johannique est celle de toujours dans le contexte de cette pensée développée dans ce chapitre. Quant à l’érémitisme traditionnel, les sources ne permettent pas de retrouver une origine sociale ou juridique commune à tous les ermites : la vocation de la solitude n’est pas liée à une condition déterminée. Ce sont les récits ou les vitæ qui donnent des indications précises et qui permettent de situer les ermites d’une extrémité de l’échelle sociale (la haute noblesse) à l’autre (les roturiers) dans le Moyen Age.  On peut donc conclure, qu’en tout temps l’érémitisme fut, et est encore Johannite en tant que «courant d´Amour ».

Si leur origine diffère, leur éducation doit atteindre presque le même niveau, ayant tous une formation spirituelle et religieuse, à savoir :

I.   BASE SCRIPTURAIRE: les textes sacrés de l’Ancien et du Nouveau Testament approfondis grâce aux découvertes dans le temps. Aussi l’étude des livres apocryphes de l’Ancien et le Nouveau Testament, etc. 
II.   TRADITION: la Patristique, autant de l’Eglise que du Désert.
III.  DEVELOPPEMENT SCIENTIFIQUE: la métaphysique.
IV. SCIENCE DU SYMBOLE ET SCIENCE-DOCTRINE DES ATTRIBUTS DIVINS: pensée philosophique et religieuse apparentée aux REAUX du 12ème siècles; théologie dogmatique « De Verbo incarnato » ; Théologie morale : « De Resurrectione Christi » ; Théologie spirituelle : « De Adventu Spiritus Sancti Paracliti ».
V.   MYSTIQUE DE SAINT-JEAN: revalorisation des sept Ordinations au Sacerdoce, dans le cadre du Sacerdoce Transcendant, et développement des Charismes correspondants.
VI.  LITURGIE: Laus perennis: chant des 150 Psaume par semaine. Saint-Sacrifice quotidien de la Messe selon Saint Pie V et le Rituel du 12ème siècle. Le chant grégorien et par conséquent le latin. La vie sacramentelle.
VII. ASCESE:  corporelle, mentale et verbale soit la parole juste au bon moment. Il s’agit de la maîtrise de soi et pureté d’intention.

Rien ne doit interdire cette éducation, dont on se fait un idéal.

2.      Le retrait dans la solitude : le sens d’eremum.

L’ermite se retire dans la solitude après avoir vécu une vie communautaire suffisante dans le courant Johannique. Il s’installe dans un eremum ou un heremitagium[1]. L’érémitisme peut être qu’une période dans la vie de quelqu’un, ou une phase définitive de l’évolution spirituelle. Il va sans dire que dans le passé, des ermites ont suscité l’expansion vers le cénobitisme et même la formation d’Ordres ou Communautés nouvelles.

3.      La solitude : le site et la cabane

La solitude que recherchent les ermites doit être interprétée en deux sens : elle est solitude intérieure ou extérieure, quoique les sources ne fassent normalement pas la distinction. La maison, la cella ou cellula que se construit l’ermite est toute simple ; elle varie de cabane de branchages recouverte d’un chaume même léger, à une simple chambre de mansarde, petite maison campagnarde ou appartement en ville. Le plus souvent l’ermite recherche le lien avec la nature. Bien souvent des ermites se sont installés dans des rochers ou des ruines, ou bien ils restaurent une chapelle vétuste et délabrée.

4.      La vie dans la solitude

(a)    Les bases scripturaires.

Pourquoi et comment tel ou tel clerc ou laïc se retire-t-il dans ce locus horroris et vastæ solitudinis ? L’influence de la Bible est manifeste. Plusieurs vitae ou récits de fondation érémitique citent les saintes Ecritures, et si parfois les extraits sont différents, ils insistent sur les mêmes valeurs et sur les conditions nécessaires à la vie éternelle : quitter sa famille, vendre ses propriétés et donner tout aux pauvres. Mais ce n’est pas seulement la Parole du Christ qui incite les viri Dei à mener cette vie étrange et sévère. C’est aussi l’exemple de figures bibliques ou de saints et surtout l’exemple de saint Jean Baptiste, qui passe pour le prototype de l’ermite. Fondateurs de la vie érémitique furent aux temps bibliques de l’Ancien Testament, Élie et Élisée, et les saints Paul et Antoine pour l’ère chrétienne. L ‘exemple de Marie Madeleine sera lui aussi repris régulièrement dans les différents types de sources : pleurant aux pieds du Seigneur. Les précurseurs du désert, Paul et Antoine, n’apparaissent à peu près que dans les traités.

(b)   La vie spirituelle.

Établir une distinction très nette entre vie spirituelle et vie matérielle n’est pas chose facile, car la vie spirituelle conditionne profondément l’autre et vice versa . La solitude n’est pas un but en soi, mais doit amener l’ermite à tout abandonner pour suivre le Christ, afin de trouver son bonheur ici-bas d’une immense paix intérieure et gagner la vie éternelle, afin «d’être remboursé cent fois » (Matth. 19 :29) ou « d’avoir un trésor dans le ciel » (Marc 10 :21).  La solitude aidera l’ermite à prier sans cesse, de jour et de nuit, et à parvenir à la contemplation pure. De fait, « contempler » sera rendu dans la plupart des textes par vigilare, « être éveillé jour et nuit » ; et, c’est ce qui rend la vie de l’ermite tellement dure.

Sur le chemin de la contemplation, les pleurs, le lugere des  textes érémitiques et cénobitiques, accompagnent la prière ininterrompue. (Voir plus loin « Le Grand Œuvre Liturgique.) La récitation des Psaumes est certainement toujours et partout en vogue, mais c’est sur ce niveau intellectuel qui détermine largement la richesse de la prière. Les ermites illettrés du passé, et les frères convers, usaient les plus simples prières, que connaissent encore aujourd’hui la plupart des fidèles, le Pater et l´Ave Maria, etc.

Le sommeil et le diable (le combat intime du soi)l’antiquus inimicus ou le mali artifex  sont combattus, autrefois par une mortification sévère, telle que la flagellation, ou les bains dans l’eau glaciale, jeûne extrêmement rigoureux et habillement grossier, témoins d’un dénuement complet. Au fait, que ce soit dans le passé ou à l’heure actuelle, la mortification est pratiquement la même chez tous les ermites, provenant d’un fond commun : la Bible. La faim et la soif sont partout les premières citées, car elles sont les plus difficiles à supporter, donc plus favorisées que la flagellation. La flagellation  pourrait devenir un vice, et n’est plus pratiqué depuis le Concile Vatican II.

Il faut observer le silence avec la même rigueur que le jeune afin de parvenir à la quiétude, qui ne pose pas de grands problèmes lorsqu’on vit seul. De toute façon lorsque le silence est menacé, il faut nous en éloigner.

Si isolé puisse être l’ermite, il ne peut se couper ni complètement ni définitivement du monde, car la vie érémitique c’est aussi aider son prochain : soins matériels, soins spirituels surtout. Aider les pauvres et ceux dans le besoin est un précepte important !  Les pauvres d’esprit que sont les ermites ont attendu la parole du Christ : Venite ad me omnes, qui laboratis et onerati estis, et ego reficiam vos (Matth.11 : 28).

L’ermite est une figure centrale même s’il habite très loin, même reclus dans une cellule qu’il ne quitte presque plus. Dans son entourage et plus loin, l’ermite doit être considéré comme un homme de Dieu riche en expérience spirituelle et bon conseilleur. Encore une chose, la densité de la spiritualité de l’ermite détermine son aspect physique, de plus en plus rayonnant.

(c)  La vie matérielle.

Plus important pour l’évolution de l’érémitisme est  le rôle du travail manuel.
.
(c)    L’ermite et son entourage.

Il se peut que l’ermite n’entre pas tout à fait seul dans son désert : on est deux ou trois. Où, l’ermite débute seul, mais à cause du résultat fatal du succès, voit venir les adeptes, dont l’évolution vers la vie communautaire, qui n’a pas seulement changement qualitatif mais d’abord et surtout changement quantitatif. Les ermites seuls ou qui se groupent en petites compagnies dès le début de leur expérience ; voient leur affluence augmenter : les néophytes qui frappent à la porte ne sont plus tellement ces hommes fanatiques, bizarres, extravagants, mais plutôt des personnes charmées par la vie austère des ermites, qu’ils veulent imiter.

(d)   Les conséquences spirituelles.

Autrefois, ni règle, ni observance bien précise n’a caractérisé la vie dans la solitude. Les textes utilisent presque sans exception, et seulement avec quelques variantes, l’expression heremiticam vitam ducere. La vita heremitica n’est rien d’autre qu’une attitude, une certaine façon de vivre, mais elle doit certes, être conforme à la tradition, la «coutume transmise par les Pères ».

Ce qui s’impose avant tout chez les ermites et leurs compagnons, c’est l’humilité, l’obéissance, la pauvreté, la discipline, et surtout une charité constante - le courant Johannique mise en pratique.

(e)    Sous la juridiction de l’Evêque du lieu.

L’ermite se trouve sous la juridiction de l’Evêque du lieu le plus proche de son site érémitique.

Pour ce fait, observons le « Codex    Iuris   Canonici » (Code de Droit Canonique)  actuel depuis Vatican II de l’Eglise de Rome :

Can. 603 (149)

§ 1. Outre les instituts de vie consacrée, l’Eglise reconnaît la vie érémitique ou anachorétique, par laquelle des fidèles vouent leur vie a la louange de Dieu et au salut du monde dans un retrait plus strict du monde, dans le silence de la solitude, dans la prière assidue et la pénitence.

§ 2. L'ermite est reconnu par le droit comme dédie à Dieu dans la vie consacrée, s'il fait profession publique des trois conseils évangéliques scellés par un vœu ou par un autre lien sacre entre les mains de l’Evêque diocésain, et s'il garde, sous la conduite de ce dernier, son propre programme de vie.

Citation importante de ce même « Code de Droit Canonique » pour prêtres et évêques :

            Can. 904 (150)

Que les prêtres célèbrent fréquemment, ayant toujours présent à l’esprit le fait que l’œuvre de la rédemption se réalise continuellement dans le mystère du Sacrifice eucharistique ; bien plus, leur est vivement recommandée la célébration quotidienne qui est vraiment, même s’il ne peut avoir la présence de fidèles, action du Christ et de l’Eglise, dans la réalisation de laquelle les prêtres accomplissent leur principale fonction.(151)

« Rien n’est meilleur, rien n’est plus doux que de scruter le divin trésor dans le silence. Mais prêcher, reprendre, corriger, édifier, s´inquiéter de chacun, quelle charge et quel labeur ! Qui ne fuirait pareille tâche ? » (Saint Augustin)


(148)Le sens de ces deux mots restant imprécis. Ainsi erenum est souvent employé dans le sens de « couvent », de « monastère », et ne suppose donc pas une vie solitaire. C’est ce qu’on apprend aisément en lisant le Sermo ad fratres in eremo, traité pseudo-augustin du XIIIème siècle. L’interprétation de heremitagium est encore plus difficile, notamment dans les sources anglaises
(149) Livre II – Le peuple de Dieu.
(150) Livre IV – La fonction de sanctification de l’Eglise.
(151) La célébration du Sacrifice de la Messe « sine populo »  du prêtre-ermite est « une cause juste et raisonnable ».  Canon 906 : Le prêtre ne célébrera pas le Sacrifice eucharistique sans la  participation d’un fidèle au moins, sauf pour une cause juste et raisonnable.

source :  Editions Eucharistie et Dévotion, Gand-2000

lundi 5 novembre 2012

ORDINATION du 3 novembre 2012 au Siège Primatial de l' E.S.J.E.. à Vigneulles lés Hattonchatêl


Jean Bernard Buchet, candidat aux ordres mineurs attendant d' être ordonné.
Jean Bernard Buchet, allant recevoir les ordres mineurs :
La Tonsure
Portier
Lecteur
Exorciste
Acolyte
souhaiterait poursuivre son parcours en vue d' obtenir la Prêtrise.
R. Père Paul Clément, 
Vicaire Général pour les provinces du Nord
le Célébrant,
Jean Bernard Buchet 
et 
Mgr Vitus Gabriel procédant à l' Ordination.
Mgr Uriel.
Mgr Vitus Gabriel, Mgr Uriel, Jean Bernard Buchet et le R. Père Paul Clément.
Mgr Uriel, Jean Bernard Buchet et le R. Père Paul Clément.
R. Père Paul Clément
et 
Jean Bernard Buchet, ayant reçu les ordres mineurs jusqu' à l' Acolytat.
Mgr Vitus Gabriel, Jean Bernard Buchet, Mgr Uriel.
fin de l' Ordination.
Jean Bernard signant le Cartulaire.
Mgr Vitus Gabriel : évêque coadjuteur et coordinateur des évêques de France, signant le Cartulaire.
R. Père Paul Clément : Vicaire Général pour les provinces du Nord, signant le Cartulaire.

"Claude Camille de Bruyères", Mgr Uriel : 
Archevêque Primat de l' Eglise Vieille Catholique de Saint Jean l'Evangéliste, signant le Cartulaire.




samedi 6 octobre 2012

L' EGLISE DE SAINT JEAN LE MYSTIQUE



L’ EGLISE DE SAINT JEAN

La mystique de Saint-Jean rappelle que chaque lettre hébraïque est également un nombre et que les textes de l’ Ecriture sont totalement vrais lorsqu’ ils sont confirmés par la science exacte de leur valeur numérique.

MYRIAM reçoit la science infuse au pied du calvaire de la bouche même de JESUS :
« Femme, voilà ton Fils » (ou 918) en lui désignant JEAN l’ assoiffé de la SUPREME SAGESSE.

Et à Jean, il dit : « voilà ta mère ».

D’ où la toute haute initiation : Femme, voilà ton fils (918) – Le GOEL (34), le Fils de Myriam 918/34 = 3 :
les Trois personnes de la Trinité.

Myriam est constituée ce qu’ elle était en puissance d’ être :
la Science infuse, la mère de tous les Yohanan, de tous ceux à qui l’ Eternel a donné la Grâce de la Sagesse cachée.

La Vierge obscure des druides de chartres est devenue Vierge de Lumière.

Miryam, n’ ayant pas été touchée par le péché originel, est la Femme qui sera la mère de la génération nouvelle, que son Fils JESUS a rachetée par sa mort et sa résurrection. JESUS est le seul Sauveur et Créateur. Myriam l’ a enfanté de sa propre chair. Et comme l’ affirme l’ Ecriture, elle est la Servante, l’ assistante, la corédemptrice de Jésus le Sauveur, par qui elle sera constituée Reine de Lumière d’ Israël et de toutes les nations, selon qu’ il est écrit « Elle te visera )à la tête et toi tu t’ attaqueras au talon » ( Genèse III 15 ).

PHILADELPHIE : ( Apocalypse III. 7).
 L’ Eternel, Dieu Tout Puissant, se revêt de tous les noms sacrés que s’ attribuent indûment les faux dieux (loges désaxées et spiritualistes qui se servent du Nom de Dieu au lieu de servir Sa Gloire) et découvre subitement la Sagesse cachée à ses élus.

La 6ème coupe, versée par le 6ème ange qui sort du Tabernacle du Témoignage correspond à la 6ème Eglise, celle de « Philadelphie ».

En hébreu, Philadelphie vient de (phila) la merveille, l’ admirable et le (déleph , qui découle ( de la source d’ eau vive ).

L’ Eglise de PHILADELPHIE est donc l’ Eglise de la Science doctrine des noms sacrés …. C’ est l’ Eglise des merveilles, des Oracles dévoilés qui découlent sans arrêt de la Suprême Sagesse du Dieu Très-haut.

C’ est de cette Eglise de Philadelphie qu’ il est écrit :
« j’ ai mis devant toi une PORTE OUVERTE ( la Sagesse cachée dévoilée ) que personne ne peut fermer » (Apoc. III 8 ).

C’ est donc à cette Eglise de Philadelphie – qui est celle de Saint-Jean – qu’ à été confièe la plénitude de la Tradition et la mission, par Jésus-Christ Roi, d’ ouvrir les sceaux dans l’ esprit d’ Elie au moment de la grande apostasie.

Seule, cette première Eglise (1), celle de Saint-Jean – la sixième selon les nombres qualitatifs de l’ Apocalypse – est en mesure de faire l’ UNITE de toutes les autres. Mais toujours on lui imposa silence, car l’ ère du pêcheur correspondait aux temps du « FER MELE D’ ARGILE » de la prophétie de DANIEL ( II  31-45) où, au cours des quatre fois 360 ans du cinquième empire ( de 477 chute de Rome à 1917 signes de la fin), l’ argile de la Montagne des Béatitudes – la mystique chrétienne – se trouvait encore maladroitement mélée au fer de la jurisprudence Romaine.

(1) Première en date puisque fondée le Vendredi Saint, 53 jours avant la Pentecôte.

LES SEPT EGLISES

La véritable Eglise. « Cité Sainte, Jérusalem nouvelle, descendant du ciel, prête comme la fiancée parée pour son époux » (Apocalypse XXI ) a été fondée par JESUS-CHRIST le Vendredi Saint ( 15 Nizan 33 ), ainsi que le rapporte JEAN (2).

A l’origine de l’ Eglise, il y a JEAN, le disciple fidèle, lorsque selon la volonté de son Maître, il prend chez lui Miryam, Mère de Dieu. Jean représente l’ humanité régénérée par le sacrifice du Christ, accueillant comme Mère celle que la liturgie nomme « Siège de la Sagesse ».

Jésus confirme cette Eglise 40 jours plus tard , la veille de l’ Ascension. Il est écrit ( Evangile de Saint-Jean, XXI 22) :
Pierre se retournant aperçoit Jean et dit à Jésus : « Et lui, Seigneur ? » Jésus lui dit ; « Si je veux qu’ il demeure jusqu’ à ce que je revienne que t’ importe… ».

Jésus recommande ainsi à Pierre de ne pas s’ occuper de JEAN, ni du courant mystique qu’ il incarne et qui doit se perpétuer librement à travers les siècles jusqu’ à Son retour.

L’ Eglise de Saint-Jean est donc établie dès l’ origine du Christianisme, dés la Source d’ eau vive du Sacrifice de la Croix et confirmée dix jours avant la Pentecôte, qui est le point de départ de « L’ Eglise institutionnelle », celle des « Patriarcats ».

Les Evêchés furent fondés par les Apôtres le plus souvent cités dans les Quatre Evangiles et reconnus l égitimes.

C’ est ainsi que l Evêché d’ ANTIOCHE, tout pénétré de l’ influence de Saint-Pierre qui l’ avait fondé et dirigé avait pris la tête du Christianisme dans le monde romain.

Mëme après la fondation de Constantinople comme « nouvelle Rome » en 330, le Patriarcat d’ Antioche était le premier des cinq principaux Evêchés à porter le nom de Patriarcat. Il était aussi le plus vaste en territoire et en nombre d’ habitants. La hiérarchie des CINQ PATRIARCATS (3) fut fixée par le Concile de Chalcédoine en 421 et reconnue par la législation de Justinien (527-565) de la manière suivante : Rome, Constantinople, Alexandrie, Antioche, Jérusalem. La préséance protocolaire accordée à Rome dès le 2ème concile oeucuménique ne se fondait que sur le fait que cette ville était capitale de l’ Empire.


(2) Evangile de Saint-Jean XIX 27.
(3) Jusqu’ en 1472, l’ univers chrétien ne connaissait que cinq Patriarcats, puisque celui de St Jean était, par la volonté du Seigneur, en dehors des démonitions juridiques, et que celui de Moscou était en attente. Les SEPT EGLISES de l’ Apocalypse demeuraient un mystère.




1 – PHILADELPHIE (6) :

La première des Sept Eglises est celle de Saint-Jean. Jean (Apocalypse II – III) lui donne la sixième place et la dénomination de Philadelphie en raison du Sceau d’ Amour Mystique, bouclier de David et des multiples résonnances du nombre SIX. Cette Eglise demeure libre, indépendante de toutes les juridictions ecclésiastiques des Patriarcats et, seule parmi les SEPT désignées dans la LETTRE AUX SEPT EGLISES, elle possède la promesse d’ être « préservées de l’ épreuve qui va venir sur le monde entier » (Apoc. III 7-13).

II – EPHESE (1) ou PATRIARCAT DE JERUSALEM :

Il est écrit ( Evangile de Saint-Thomas ) :
les apôtres demandent à Jésus : « Seigneur, quand tu ne seras plus au milieu de nous, quand tu seras remonté au Père, à qui irons-nous ? » Et Jésus dit : « vous irez à JACQUES ». c’ est donc autour de Jacques, que l’ on appelait le Frère du Seigneur, que se réunit la première communauté à JERUSALEM.

JACQUES, 1er évêque de Jérusalem, subit le martyre en l’ an 60 : il fut précipité d’ une tour dans la vallée de Siloé et fut enterré dans sa maison. Sur l’ emplacement de sa sépulture se trouve l’ actuelle Cathédrale Saint-Jacques, siège patriarcal. Le successeur de St Jacques sur le trône patriarcal de JERUSALEM est présentement VAZGHENE 1er.

III – THYATIRE (4) ou PATRIARCAT d’ ANTIOCHE :

En l’ an 38 eu lieu la persécution de Hérode Agrippa. L’ Apôtre Jacques, fils de Zébédée, fut décapité et PIERRE fut emprisonné ( Actes XII ). Miraculeusement délivré par un ange. Pierre quitta Jérusalem et établit son siège à ANTIOCHE. L’ actuel successeur de St Pierre est sa Béatitude IGNACE-JACOB III, Patriarche d’ Antioche, résidant à DAMAS.

IV – PERGAME (3) ou PATRIARCAT D’ ALEXANDRIE :

Barnabé prit MARC avec lui et s’ embarqua pour Chypre ( Acte XV 39 ). Revenu à Antioche, Marc fut mandaté par Pierre pour se rendre en Egypte et fonder, vers l’ an 50, le Saint Siège d’ ALEXANDRIE. Le successeur de St Marc est aujourd’ hui Sa Béatitude CHENOUDA III, Patriarche d’ Alexandrie.

V - LOACIDEE (7) ou PATRIARCAT DE ROME :

A Rome, capitale de l’ Empire, conformément à la mission qui lui était impartie ( Epitre de St Paul aux Galates, II 8 ), l’ Apôtre PIERRE se rend à deux reprises, en 41, puis en 44, pour visiter la synagogue afin de convaincre les Juifs de croire en Jésus-Christ le Messie. Il se tient éloigné durant la persécution dirigée contre les juifs de Rome en 50.

Une communauté chrétienne s’ y était formée, indépendante de la synagogue et dès l’ an 56, elle était dirigée par l’ évêque LIN, Pierre revient à Rome comme Apôtre itinérant pour y visiter cette communauté successivement en 61, puis en 64 où il resta assez longuement. Il fut arrêté en fin 65, emprisonné, crucifié sur le Mont Vatican (4) le 18 janvier suivant et enseveli en cet endroit.

L’ Evêque LIN subit le martyre en 66 et CLET lui succéda.

Au IVème siècle, l’ habitude fut prise de décerner à l’ Evêque de Rome le titre de « successeur de PIERRE » à cause du martyre et du tombeau de l’ Apôtre en cette ville. L’ actuel successeur de Pierre sur le Siège de Rome par la lignée de MARTIN V , est le Pape JEAN-PAUL II.

VI - SMYRNE (2) ou PATRIARCAT DE CONSTANTINOPLE :
Le Saint Siège de CONSTANTINOPLE remonte à l’ an 70. Comme celui de Rome, il s’ est établi en une capitale impériale sur le tombeau d’ un Apôtre crucifié : Saint ANDRE, frère de Saint Pierre. Sa Béatitude DIMITRIOS est présentement le Patriarche de Constantinople successeur de St André.

VII – SARDES (5) ou PATRIARCAT DE MOSCOU :


En 1472, époque où le Patriarcat de Constantinople se trouvait paralysé par la puissance ottomane, le Tzar IVAN se déclare héritier des Empereurs Byzantins et chef de la Chrétienté orientale. Le Métropolite de MOSCOU est élevé au rand de Patriarche, également successeur de Saint André. L’ actuel Patriarche de Moscou est Sa Béatitude PIMENE. Mais aujourd’ hui, c’ est lui qui est paralysé par le marxisme totalitaire, tandis que le Patriarche de Constantinople se trouve libre.

(4) Le Mont Vatican était le lieu de supplice pour les condamnés de la Rome Antique.


Cette mise au point exclut une fois pour toutes l’ interprétation grossière, encore trop répandue dans les esprits occidentaux, selon laquelle un seul PATRIARCAT serait « l’ EGLISE », les autres fussent-ils antérieurs, devant être considérés comme schismatiques et suspects d’ hérésie !

L’ EGLISE est UNE dans les sept expressions, qui ne doivent ni s’ opposer l’ une à l’ autre. Le Seigneur Jésus-Christ en est le ROI , le Prêtre véritable, le Prophète divin, la Victime sacrificielle.

L’ EGLISE est SAINTE , dépositaire de la Foi. Elle est le signe visible de la Parole de Dieu sur terre.

L’ EGLISE est CATHOLIQUE, divinement inspirée, elle a, par Jésus-Christ, la Grâce d’ être éternelle et universelle.

L’ EGLISE est APOSTOLIQUE, car elle repose sur la Foi des Apôtres et sur leurs filiations ininterrompues jusqu’ aux Evêques contemporains.


un commentaire enregistré par un internaute Canadien :

Bonjour Mgr


Je suis persuadé que l'Église de St-Jean est la seule qui puisse répandre la Bonne Nouvelle et prêcher la Sagesse comme le dit St-Paul dans 1 Co II:6-8 :"Cependant, c'est une Sagesse que nous prêchons parmi les parfaits, Sagesse qui n'est pas de ce siècle, ni des Archontes de cet éon, qui vont être anéantis. Nous prêchons la Sagesse de Dieu, mystérieuse et cachée, que Dieu, avant les siècles, avait destinée pour notre gloire, Sagesse qu'aucun des chefs de ce siècle n'a connue, car, s'ils l'eussent connue, ils n'auraient pas crucifié le Seigneur de gloire.

Je recherche cette Sagesse depuis l'âge de sept ans.

Dans 1 Co XIII:11-13 Saint Paul nous dit: "Lorsque j'étais enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant; lorsque je suis devenu homme, j'ai fait disparaître ce qui était de l'enfant. Aujourd'hui nous voyons au moyen d'un miroir, d'une manière obscure, mais alors nous verrons face à face; aujourd'hui je connais en partie, mais alors je connaîtrai comme j'ai été connu. Maintenant donc ces trois choses demeurent: la foi, l'espérance, la charité; mais la plus grande de ces choses, c'est la charité."

Mon âme a besoin de grandir, de devenir homme...

Dans Hébreux V:13-14 il nous est dit: "Or, quiconque en est au lait n'a pas l'expérience de la parole de justice; car il est un enfant. Mais la nourriture solide est pour les hommes faits, pour ceux dont le jugement est exercé par l'usage à discerner ce qui est bien et ce qui est mal."

Mon âme a faim...

Connaissez-vous alors quelqu'un qui est "plus sur le Canada"?

Merci de vous renseigner,

Fraternellement,

J.G.

mercredi 19 septembre 2012

Eglise de Saint-Jean-le-Mystique


marque déposée à l' I.N.P.I. - Logo E.M.S.J.- "Eglise de Saint Jean l'Evangéliste, 

 çà et là encore, Eglise Mystique de Saint-Jean, E.M.S.J

© 2008 Mgr Uriel + claude




Monseigneur JEAN STAHL
CONSECRATION EPISCOPALE
par
S.B. MAR TUGDUAL 1er
assisté de
NN. SS. IMIER, PATERNE, SULIAC, CRY
en la Chapelle-Cathédrale de la Sainte-Présence à Saint-Dolay
Pâques 1968
Rédaction Pâques 1978 ce, en souvenir du dixième anniversaire de sa Consécration Episcopale.


«VOUS ETES EVEQUE? VOUS AVEZ UNE SUCCESSION APOSTOLIQUE,
DEROULEZ LA LISTE DE VOS EVEQUES QUI VOUS ONT PRECEDE ET CONSACRE».
TERTULLIEN, DOCTEUR DE L'EGLISE, né à Carthage (155-222)

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LA SAINTE EGLISE CATHOLIQUE EST UNE
ELLE SE COMPOSE DE SEPT PATRIARCATS

  1. celui de SAINT JEAN fondé par JESUS-CHRIST le Vendredi-Saint et confirmé par JESUS-CHRIST la veille de l' Ascension de l' an 33 (1)
  2. celui de JERUSALEM fondé par Saint JACQUES à la Pentecôte de l' an 33
  3. celui d' ANTIOCHE fondé par Saint PIERRE en 38 (2)
  4. celui d' ALEXANDRIE fondé par Saint MARC en 50
  5. celui de ROME fondé par Saint LIN, son 1er Evêque en 56
    prend le titre de St-PIERRE après son martyre sur le Mont Vatican en 65 (3)
  6. celui de CONSTANTINOPLE fondé sur le lieu du martyre de Saint ANDRE en 70
  7. celui de MOSCOU qui se déclare successeur de Saint ANDRE en 1472
  1. Evangile de St JEAN, XIX. 27. XXI. 22.
  2. Oriens Christianus par le Quien. t.II col. 1357-1408
  3. Lebreton -Zeiller : L' EGLISE PRIMITIVE, dans HISTOIRE DE L' EGLISE par Fliche et Martin (Bloud et Gay).
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«UNA CUM OMNIBUS ORTHODOXIS, ATQUE CATHOLICAE ET ASPOSTOLICAE FIDEI CULTORIBUS»
(Canon de la Messe de Charlemagne, maintenu par PIE V.)

L' EGLISE est UNE dans les SEPT expressions, qui ne doivent ni s' opposer l' une à l' autre, ni tenter d' exercer une suprématie l' une sur l' autre.

Le Seigneur Jésus-Christ en est le Roi, le Prêtre véritable, la Victime sacrificielle.

L' EGLISE, dépositaire de la Foi, est le signe visible de la PAROLE DE DIEU sur terre. En ce sens, elle est SAINTE. Divinement instituée, elle a, par Jésus Christ, la grâce d' être éternelle et universelle.

L' EGLISE est APOSTOLIQUE, car elle repose sur la foi des Apôtres et sur leurs filiations ininterrompues jusqu'aux Evêques contemporains qui doivent transmettre le message divin à toute la terre, à l' exemple des Apôtres.

Chacun sait que l' Eglise a été fondée par JESUS-CHRIST le Vendredi-Saint, ainsi que le rapporte Saint JEAN (XIX, 27).

A l' origine de l' Eglise, il y a JEAN, le disciple de prédilection de JESUS lorsque, fidèle aux injonctions de son Maître, il prit chez lui la Sainte Vierge Marie; JEAN représentait l' humanité régénératrice par le Sacrifice du Christ, accueillant comme Mère celle que la liturgie nomme: «Siège de la Sagesse».

Cette Eglise fut confirmée par Jésus-Christ quarante jours plus tard, la veille de l' Ascension (JEAN, XXI. 22), lorsque Jésus recommanda à Pierre de ne pas s' occuper de JEAN, ni du courant mystique qu'il incarne et qui doit se perpétuer à travers les siècles jusqu'à son retour.

Ce n' est que dix jour plus tard, à la Pentecôte, que se forma l'Eglise institutionnelle, UNE dans ses six autres Patriarcats.

Si l' Eglise institutionnelle rappelle au pécheur: «Souviens-toi que tu es poussière...» (1) dans la Bergerie de Saint-Jean (2), il est dit, au début du Carême: «Souviens-toi que tu es lumière et que tu retourneras à la Lumière» (3).

  1. GENESE III.
  2. Le DANTE se disait appartenir à la Bergerie de Saint JEAN
  3. Cf. St Matthieu V. 14

FILIATION APOSTOLIQUE
il convient de rappeler

l' ANCIEN TESTAMENT

Avant JESUS-CHRIST

ABRAHAM, né à UR, en CHALDEE, reçut la «Bénédiction» de MELKISEDEK, Roi de SALEM (Sion) sur le Mont SION.

Moïse, né en EGYPTE, a conduit son peuple jusqu'au JOURDAIN.

JOSUE, né à CHANAAN, succède à MOISE et passe le JOURDAIN. C' est la conquête de la TERRE PROMISE.

DAVID, Roi de JUDA. C' est le début de la lignée des Rois de JUDA. Lignée d' où sont issus MYRIAM et Joseph.

SALOMON succède à DAVID. Il fonde le TEMPLE à JERUSALEM qui a été bâtie sur le Mont de SION.

Sous ESDRAS, au retour de captivité de BABYLONE, codification des Textes saints; ils sont rassemblés dans la Bible.

Et pour

le NOUVEAU TESTAMENT

A partir de la naissance de JESUS-CHRIST-ROI.

  • Fondation de l'Eglise chrétienne sur le Golgotha. Elle est confiée par le CHRIST à MARIE et à JEAN.
  • Première Communauté chrétienne fondée à JERUSALEM par JACQUES

Venant de JERUSALEM, PIERRE fonde la deuxième Communauté chrétienne à ANTIOCHE.

La succession apostolique consiste en la transmission de la plénitude du sacerdoce: l'Episcopat. Ces pouvoirs épiscopaux, ayant été conférés aux Apôtres par le Christ lui-même, furent transmis par les Apôtres à des disciples jugés capables de porter cette charge, depuis les temps apostoliques jusqu'à nos jours sans interruption.

Seul les Evêques, successeurs des Apôtres, peuvent transmettre validement le Sacerdoce, assurant ainsi leur succession.

Le sacerdoce doit son origine, son autorité, ses pouvoirs non à l' homme mais à Dieu lui même.

Notre-Seigneur JESUS-CHRIST, Prêtre éternel, en possession de la plénitude de tous pouvoirs et de toute autorité, conféra le Sacerdoce et l'Episcopat à ses Apôtres en leur donnant à eux et à leurs successeurs le droit exclusif ainsi que la capacité de les transmettre au cours des âges.

Le Sacerdoce s' est perpétué validement par le rite de l' Ordination.

« Les Chirotonies ou Ordinations orientales sont parfaitement valides et reconnues comme telles par les autorités théologiques et canoniques de l'Eglise romaine (1) »

(1) Discours du Cardinal LERCARO au Collège grec de Rome, 11 nov. 1964

LIGNEE ISSUE DU PROTOPATRIARCAT D' ANTIOCHE
(premier des trois Sièges Pétriniens)

Nous précisons ne tenir compte que de la première Consécration épiscopale de chaque Evêque.

ANTIOCHE ( ville fondée en l' an 307 avant J-C par SELEUCUS, général d' ALEXANDRE LE GRAND, et son successeur), est la capitale de la Préfecture sous l' Empire Romain de cette époque, puis DIOCESE D' ORIENT, après l' institution de diocèse administratifs par DIOCLETIEN (284-305).

Elle fut détruite par un tremblement de terre en 526,

C' est à ANTIOCHE que, pour la première fois, les disciples du Christ ont reçu le nom de CHRETIENS, (Actes XI. 26).

La venue de PIERRE, Apôtre, à ANTIOCHE avait été préparée par la prédication de PAUL et de BARNABE.

Saint PIERRE avait dû fuir JERUSALEM pour se mettre à l' abri de la persécution provoquée par AGRIPPA, successeur d' HERODE.

C' est là, à ANTIOCHE, que St PIERRE fonde et dirige L' EGLISE CHRETIENNE, CATHOLIQUE et APOSTOLIQUE; et c' est là que le christianisme est libéré des contraintes ritualistes et judaïsantes à la suite des remontrances que fait St PAUL à St PIERRE.

Alors ANTIOCHE, centre du culte chrétien, devient le point de départ de la pénétration chrétienne en Occident (monde héllénique et Romain).

C' est en 325 que l' Evêque d' ANTIOCHE prend le titre d' Archevêque, puis de PATRIACHE.

1er Concile de NICEE: - Le canon 6 établit les limites territoriales des évêchés d' ALEXANDRIE et d' ANTIOCHE. - Le canon 7 accorde une place d' honneur à JERUSALEM après les deux précédents. La structure de l' EGLISE, qui se compose à l' époque de quatre Patriarcats, comprend alors trois zones:
  • la plus vaste qui recouvre l' Europe: Rome
  • la Syrie et son hinter land: ANTIOCHE
  • l' Egypte et la Lybie: ALEXANDRIE
    JERUSALEM ne constitue qu' une zone peu étendue.
En 869, au 4e Concile de CONSTANTINOPLE, il est décidé que désormais l' EGLISE est composée de
cinq Patriarcats: ROME, CONSTANTINOPLE, ALEXANDRIE, ANTIOCHE et JERUSALEM.

C' est en 1215, au 4ème concile du LATRAN, qu' il est décidé de reconnaître des «Patriarches latins», ayant juridiction sur les Croisés Occidentaux, dans les territoires des quatre Patriarcats existant en Orient: Contantinople (1204); Alexandrie (vers 1215); Antioche et Jérusalem (1091). Depuis la défaite des Croisés, les Patriarches latins ne conservent leur dénomination qu'à titre honorifique.

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A partir de 1453, la Puissance Ottomane opprimant le Patriarcat de Constantinople, le Patriarche successeur de St André, n' a plus la liberté de gouverner l' Eglise. En 1472, le Tsar IVAN se déclare héritier des Empereurs byzantins et Chef de la Chrétienté orientale; il élève le Métropolite de MOSCOU au rang de Patriarche, également successeur de St ANDRE.

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En 1662, une scission se fait au sein du Patriarcat d' ANTIOCHE: d' un côté, La Lignée Légitime SYRIAQUE-ORTHODOXE, avec siège à MARDIN; de l' autre, la lignée parallèle SYRIENNE CATHOLIQUE, avec siège à ALEP.

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En 1872, le successeur de St PIERRE pour le PATRIARCAT d' ANTIOCHE – Lignée légitime SYRIAQUE-ORTHODOXE, est Mgr BEDROS qui devient
    S.B. IGNACE-PIERRE III

    Afin d' assurer une nouvelle expansion au Protopatriarcat d' ANTIOCHE , ramené à une limitation territoriale par le 1er Concile de Nicée (325), S.B. IGNACE-PIERRE III veut en propager le rayonnement spirituel dans le monde entier.
A cet effet, il donne les pouvoirs épicopaux, en 1877, à Monseigneur Paul ATHANASE, qui devient MAR ATHANASIUS, Evêque de KOTTAYAM et Métropolite
de MALABAR (Indes), comme il avait fait précédemment, en tant qu' Evêque de HOMS, sous le Pontificat de son Prédécesseur IGNACE-JACOB II, pour le Dominicain Jules Ferrette le 2 juin 1866, en le consacrant Evêque d' IONA, missionné pour les Iles britanniques,

Et, par Bulle du 29 décembre 1891, du monastère de MARDIN, S.B. IGNACE-PIERRE III autorise Mar JULIUS I (consacré par Mar ATHANASIUS) à consacrer le prêtre Joseph-René VILATTE, parisien de naissance, américain de naturalisation, en reconnaissant à ce dernier le titre d' Archevêque pour l' Occident ( Amérique du Nord).

Monseigneur Joseph-René VILATTE fut consacré le 29 mai 1892, à Ceylan, par trois Evêques de la lignée légitime Syriaque-Orthodoxe du Patriarcat d' Antioche, sous le nom de MAR TIMOTHEUS I. Archevêque de l' Ancienne Eglise d' Amérique - (Eglise Vieille Catholique d' Amérique du Nord constituée en 1869 pendant le 1er Concile du Vatican). -le Président Aristide BRIAND le fit alors venir en France. Là, il fonde, grâce à la Loi de 1901 :
l' Eglise Catholique Française et ses ordinations, comme ceux de sa double succession sont reconnus valides par le Vatican(cf. Archives du Vatican, Dom JANSEN S.O.C.).

Mgr J.-R. VILATTE avait reçu, en outre la dignité honorifique de «Prélat de Sa Sainteté» (La Diff. Sc.-Paris 1962). PIE XI, d' ailleurs, lui fit verser une pension d' Archevêque quand il se retira à l' Abbaye cistercienne du Pont-Colbert à Porchefontaine près de Versailles, où il mourut en 1939,

A partir de Mgr J-R. VILATTE (MAR TIMOTHEUS I.), il est permis de dire pour la succession de cette lignée occidentale du Patriarcat d' ANTIOCHE a seulement été assurée par les consécrations épiscopales indiquées dans la liste ci-annexée.

On y trouve, entre autres, la consécration épiscopales de Mar JOANNES-MARIA, le 25 janvier 1953. C' est lui qui bénit le 4 octobre 1961 l' union mystique de JEAN STAHL et de GABRIELLE (1) et qui consacra le 24 juin 1962 à Exmes, la Chapelle NOTRE-DAME-du-MONDE – Madone de l' EXEMPLE – chapelle promise par GABRIELLE à la Sainte VIERGE vingt ans auparavant.

On remarque également la consécration épiscopale de MAR TUGDUAL I, canoniquement missionné le 5 mai 1957 pour la restauration de la SAINTE EGLISE CELTIQUE, qui nous conféra au cours de la Célébration PASCALE LE 13 avril 1968, en sa chapelle-Cathédrale de la SAINTE PRESENCE à St-DOLAY (Bretagne), la plénitude du Sacerdoce.

  1. Le mariage mystique , à l' image de celui de Myriam et de joseph, concilie le conseil de Saint Paul: «Que l' Evêque soit le mari d' une seule femme» (I. Thimothée III. 2) avec la coutume postérieure des Evêques moines. C' est en partant du mariage mystique que commence la transfiguration du monde. La prédiction de ces nouveaux temps a été faite par Jésus lui-même à quelqu' un qui lui demandait quand viendra le Règne de Dieu: «Lorsque deux seront un et que le masculin ne sera plus le même par rapport au féminin». (Agraphon de St-Clément de Rome)

*
N.S JESUS-CHRIST affirmait: «Ego sum vitis, vos palmites» (2).

L' Eglise en ses sept Patriarcats est comparable à un cep de vigne avec sept branches maîtresses qui, chacune, au cours des siècles, ont produit de nombreux sarments par le jeu des consécrations épiscopales.

Et dans sa «Somme Théologique Q. 38 art. 2» St THOMAS d' AQUIN a même précisé que «mêmes hérétiques, ou excommuniés, les Evêques ordonnent et consacrent validement».

a) Pendant le IVe siècle de notre ère, il y eut une période de luttes doctrinales avec des règnes simultanés sous PAULIN II et MELECE I.

Il arriva, en effet, qu' une fraction du Clergé, ayant adopté les idées nouvelles, se trouva en opposition avec une autre fraction demeurée traditionnaliste.

Avec le recul du temps et les condamnations portées par les Conciles, il paraît évident que ces idées nouvelles (ariennes, appolinaristes, n' étaient que des hérésies.
Aussi, nous n' incluons pas dans la liste des Patriarches d' Antioche, leurs représentants promus «patriarches» par leurs «supporters» du vivant de PAULIN II et de MELECE I; (Eudoxius-Eusius-Vitalis-Dorothée...)

b) de 512 à 519, sous la puissante impulsion de leur Patriarche SEVERE I, dit «SEVERIOS le GRAND», célèbre théologien, clers et fidèles, excédés par les Byzantins, s' en tiennent à la formule de Saint CYRILLE.

  1. En 544, après l' intervention de l' Empereur Justin 1er, qui déposa le Patriarche SEVERIOS le GRAND, en 518, et les irrégularités dans l' élection d' un successeur, la légitimité apostolique put être préservée, grâce à l' effort de l' Evêque-moine Jacques Baradaï et de l' impératrice THEODORA, par l' élection du légitime successeur de Sévirios (donc de St PIERRE); le Patriarche SERGE (SERGIUS),
    Face à la lignée imposée par l' autorité impériale à Antioche (lignée Melkite), le Patriarche légitime apostolique (dit Jacobite) dut s' exiler de Syrie et se retirer vers l' Osrhoène d' abord, puis en Mésopotamie en 1166, où le Patriarche MICHEL I, LE GRAND, s' installe à MARDIN.
    d) En 451, au Concile de CHALCEDOINE – sous LEON 1er
    - il y eût séparation entre les courants apostoliques de ROME et d' ANTIOCHE, le Patriarcat d' Antioche restant sur sa position théologique,
    - le 16 juillet 1054, quelques jours après la mort de LEON IX, ROME rompt définitivement avec l' ORIENT;
    - Mais, en 1971, les 25 et 26 octobre, au Vatican, S.S. PAUL VI et S.B. IGNACE-JACOB III se sont rencontrés en vue de la réconciliation des deux
    patriarcats.

  1. St JEAN. XV. 5

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Biblographie:

Dict. Des Papes – Han Kuhner – Corréa 1958.
Eglises et Evêques Catholiques non romains – Ivan de La Thibaudeie, Dervy 1962.
Retour à l' Unité de la Foi – Jean Stahl – ed. L' Alliance du Monde, 1968.
Observatoire Romano – 25-26 octobre 1971
Abbé julio – Ambelain – La Diffusion Scientifique – 1952
Pape et Patriarches – Gaston Zananiri – N.E.L. - 1962
Hollevenez – 1960
Archimandr. Joseph Nas Rallah – Paris 1977
Clartes– Paris.