mardi 26 janvier 2010

Pourquoi fait-elle si peur ? La femme dans les religions.


« La reproduction, qui aurait pu être la gloire de la femme, lui est retirée. Elle n'est qu'un four incubateur qui, s' il fonctionne bien, produit des garçons, et quand il a des ratés, produit des filles ».

L’ oubli comme meurtre symbolique


Les textes s’ adressent toujours directement aux hommes. Ils sont écrits par eux et pour eux. Quand la femme n’ y est pas décrite ou « prescripte » comme un objet, elle est le plus souvent inexistante. Ainsi, le point de vue des femmes ayant côtoyé le Christ n'est même pas noté. Le témoignage de Marie-Madeleine sur la résurrection n'est pas cru. La plupart des hadiths transmis par Aïcha, l'épouse du Prophète, sont rejetés. Seuls les disciples mâles s'expriment... et cela dans toutes les religions.

Les conséquences de la misogynie sont visibles dans toute la société et sur la liturgie :

dans les synagogues, un rideau sépare les sexes. Chez les Juifs orthodoxes, seuls les hommes étudient la Torah. Dans les mosquées, au moment de la prière collective, les femmes sont placées derrière les hommes, afin qu'ils ne soient pas troublés à leur vue. Selon des sources contestées, le Prophète aurait dit que le chien, l'âne et la femme interrompent la prière s'ils passent devant le croyant ». Sur ce point, Aïcha répond à Abu Huraya:

« Vous nous comparez maintenant aux ânes et au chien ?

Par Dieu, j'ai vu le Prophète en train de faire sa prière, et j étais là, allongée sur le lit entre lui et la qibla [la direction de La Mecque]. » Mais ses protestations sont sans effet. Dans les églises, les femmes doivent rester muettes, leur voix étant considérée comme sexuelle. Pour préserver la pureté de la liturgie, des eunuques sont introduits à la chapelle Sixtine par Clément VIII (1592-1605) et encore utilisés au début du XXe siècle.

Chez les bouddhistes, le code monastique oblige la nonne à se soumettre au moine, même s'il a été ordonné un seul jour (lire interview en p. 40-41). L'éducation des nonnes est négligée :

elles ne reçoivent pas l'ordination plénière et leur rôle se réduit souvent aux travaux ménagers. Encore aujourd'hui, dans le judaïsme, il n'y a pas de femmes rabbins, sauf chez les libéraux. Dans le catholicisme, les femmes ne peuvent pas devenir prêtres. Dans l'islam, leur position dans son ensemble s'est dégradée. Dans le christianisme évangélique, elles ont été renvoyées strictement à leur rôle de mère et de servante. Dans le bouddhisme oriental, elles demeu rent des laissées pour-compte. Et dans l'hindouisme, elles ne peuvent toujours pas recevoir le cordon des brahmanes et diriger des cérémonies. Pourtant, le monde anglican et certains courants protestants donnent aujourd'hui une vraie place aux femmes, ainsi que le bouddhisme enseigné par des Occidentaux.

Grâce à l'apport des femmes, les religions découvriront peut-être une approche moins intellectuelle, moins abstraite et moins belliqueuse, soit une nouvelle spiritualité.


Ariane Buisset signataire de l' article figurant sur l' excellente revue que je conseille vivement " Le Monde des Religions ", numéro janvier- février 2010, page 29.
http://www.le-monde-des-relindex.phpigions.fr/

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ARIANE BUISSET

LES RELIGIONS FACE AUX FEMMES

S’ouvrir à une vision nouvelle de l’humain et du spirituel

Préface de Frédéric Lenoir
Postface de Bernard Besret

Quelle place le judaïsme, le christianisme, l’islam, l’hindouisme, le bouddhisme, le confucianisme et le taoïsme, ont-ils réservée aux femmes ?
Comment les ont-ils représentées à travers leurs mythes, dogmes et croyances? Comment les femmes ordinaires et la société en ont-elles été affectées ? Comment les grandes mystiques se sont-elles adaptées au sein de religions définies par les hommes pour les hommes ?
Cette étude, la première de son genre par son ampleur, est constituée de chapitres indépendants pouvant être lus séparément. Elle comporte deux perspectives.
La première présente les religions et leurs textes sacrés une par une. Elle montre que, face aux femmes, Jésus, le Bouddha ou Mahomet ont souvent surpris leurs contemporains.
La seconde expose les dernières découvertes de l’anthropologie, de la sociologie, de la génétique, de la psychologie et de la linguistique, concernant la construction du masculin et du féminin.
Ce livre pose de nombreuses questions de manière neuve. Quels sont, par exemple, les rapports entre les croyances et la science ? Entre la nature et la culture ? Entre les religions établies et la spiritualité ?
Comment les grands maîtres des deux sexes vivent-ils ce qu’on appelle les noces mystiques, l’éveil ou la libération ? La transcendance reste-t-elle pour eux un dieu sexué (comme Dieu le Père ou comme la Grande Mère) ? Les limites sexuelles sont-elles infranchissables ?
Pour l’auteure de ce livre, une seule chose est sûre : L’évolution harmonieuse des rapports entre les sexes ne pourra pas s’appuyer sur les institutions religieuses. Elle devra s’inspirer de l’expérience spirituelle, car c’est la seule qui ouvre à cette dimension d’amour et d’intelligence qu’on ne saurait représenter, et qui permette aux deux sexes de dépasser les conventions du « féminin » et du « masculin », pour devenir des êtres humains à part entière et témoigner du divin.
Née en1952, Ariane Buisset a étudié l’anglais à Paris III, le chinois, le japonais et les religions orientales à l’école des langues orientales de Paris Dauphine. De nombreux voyages l’ont menée à rencontrer des maîtres bouddhistes zen, bouddhistes tibétains, hindous, et taoïstes. Elle a publié plusieurs livres dont -« La Réconciliation, essai sur l’unité cachée des religions » ed. Adyar, « Le dernier tableau de Wang-Wei » ed. A. Michel, -« Le maître de la laque » ed. Le Relié, etc.

« J’ai découvert sous un jour nouveau la complexité des injustices instituées par les religions. » B. Besret, ancien prieur de l’abbaye de Boquen.

« Le livre d’Ariane Buisset n’est pas simplement un livre de plus sur les religions. Son originalité est de montrer clairement un paradoxe... :

la femme est à la fois “la grande oubliée” et “le cœur” des religions. » F. Lenoir, directeur du Monde des religions.

Chez votre libraire habituel.
ou directement chez l' éditeur :
http://www.originel-accarias.com/Edition/commande.html

Ariane Buisset, édition Accarias, 414 p., 23 €.


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LIVRES DE SAGESSE

Dans un Occident que l’on peut espérer las du matérialisme et de l’égoïsme, où les dogmes religieux ne satisfont plus, nous assistons à une renaissance d’une spiritualité exigeante et audacieuse.

Les éditions L’Originel - Accarias publient dans une perspective d’ouverture et d’action sur le monde d’aujourd’hui, des ouvrages philosophiques et pratiques dont le thème est la connaissance de soi et la recherche de notre véritable nature. Des textes sur l’éveil, les traditions spirituelles, la science élargie… et une collection de santé et techniques énergétiques (« Le corps conscient »).

Les textes édités invitent le lecteur à une démarche de compréhension pour l’accompagner dans la quête de la réalisation, dans la révélation de ce qui est déjà là: des ouvrages de référence à la recherche de l’essentiel, basés sur l’expérience directe. Au-delà des dogmes et des institutions, loin des approximations sans fondement, il s’agit d’inviter – par delà le « moi » avec son encombrant fatras de certitudes et de refuges - à une prise de conscience de la dimension verticale de l’être.

Ont été publiés notamment des textes ou entretiens de sages de l’Inde, des oeuvres classiques de l’advaïta vedanta, des ouvrages de maîtres tibétains, zen, des livres sur le tantra et le chamanisme, des approches comparatives entre sagesses d’Orient et d’Occident ou entre éveil et philosophie, ainsi que des témoignages d'éveillés occidentaux contemporains qui nous livrent, dans un langage moderne, la pure tradition de la «non-dualité».

Un beau panorama d’approches pointant vers cette naissance à soi qui est reconnaissance et vision de ce que nous sommes vraiment.


http://www.originel-accarias.com/index.htm

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